L’effervescence gagne les supporters des Diables rouges à quelques heures du match Belgique-Espagne
Les Diables rouges s’apprêtent à affronter l’Espagne pour une place en demi finale de la coupe du monde. Ce match sera évidemment suivi partout en Belgique. Cet après-midi, on sentait une fièvre doucement monter dans la capitale, entre impatience, excitation, appréhension.
■ Reportage de Rémy Rucquoi et Nicolas Scheenaerts
Les Diables Rouges s’apprêtent à relever un nouveau défi de taille avec un duel face à l’Espagne, championne d’Europe en titre, quarante ans après le duel historique en quarts de finale du Mondial 1986. Le SoFi Stadium de Los Angeles vendredi sera le théâtre de la 24e confrontation entre la Belgique et l’Espagne, la première depuis un match amical le 1er septembre 2016 à Bruxelles (0-2) pour les débuts de Roberto Martinez comme sélectionneur. Le dernier duel en match officiel date du 5 septembre 2009 et une défaite 5-0 lors des qualifications pour le Mondial 2010.
S’il faut remonter à 1990 pour retrouver une trace de la dernière confrontation en Coupe du monde et une victoire espagnole (1-2), c’est bien le quart de finale du Mondial 1986 qui est encore dans toutes les mémoires. Après un score de 1-1 après 120 minutes, les Diables s’étaient imposés aux tirs au but pour se qualifier pour la première fois de leur histoire pour les demi-finales d’un Mondial. Il s’agit de la dernière victoire belge à ce jour contre les Espagnols.
Championne d’Europe, la ‘Roja’ fait logiquement partie des grands favoris pour le titre mondial mais elle n’a pas encore totalement répondu aux attentes. Après un partage 0-0 contre le Cap-Vert en ouverture, l’Espagne a enchaîné avec des succès logiques contre l’Arabie saoudite (4-0) et l’Uruguay (1-0). Après avoir écarté l’Autriche en seizièmes de finale (3-0), les Espagnols ont éprouvé plus de difficultés à prendre le dessus sur leur voisin portugais avec un but de Mikel Merino dans les arrêts de jeu (1-0).
Après le miracle de Seattle contre le Sénégal en seizièmes de finale (3-2) et la domination contre les États-Unis (1-4) en huitièmes de finale, la Belgique, privée d’Amadou Onana, gravement blessé au genou, aborde ce quart de finale avec le plein de confiance mais aussi avec le statut d’outsider. Une victoire ce vendredi permettrait à la Belgique de se qualifier pour le dernier carré d’une Coupe du monde pour la troisième fois de son histoire après 1986 contre l’Argentine et 2018 contre la France, qu’elle pourrait retrouver en demi-finale en cas de succès des Bleus contre le Maroc ce jeudi.