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Christophe Lacroix sur l’achat de matériel anti-drones : “On a payé beaucoup plus cher que le prix du marché”

Christophe Lacroix, député fédéral PS, était l’invité de 8h15 de Bonjour Bruxelles ce mercredi. Il répondait aux questions de Fabrice Grosfilley, notamment au sujet de l’achat en urgence de matériel anti-drones par la Défense.

Le dossier suscite de nombreuses interrogations depuis les révélations de la VRT concernant un marché de près de 50 millions d’euros attribué fin 2025, après plusieurs signalements d’intrusions de drones au-dessus du territoire belge. Une information judiciaire a depuis été ouverte par le parquet de Bruxelles.

Pour Christophe Lacroix, les zones d’ombre restent nombreuses. “C’est un dossier qui n’est pas net, qui est même très opaque“, affirme-t-il. Le député socialiste pointe notamment le recours à une procédure négociée sans véritable mise en concurrence.

Pour une partie, notamment pour 10 millions, il y a une non-mise en concurrence“, explique-t-il. “L’inspection des finances estime même qu’on a acheté beaucoup plus cher que si on avait eu l’occasion de comparer des offres.

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Le député PS remet également en question l’argument de l’urgence avancé par le ministre de la Défense Theo Francken. “Plus de 75 % des signalements étaient des faux signalements. Donc on ne sait pas si c’était des drones ou pas des drones.

Christophe Lacroix affirme par ailleurs avoir été le seul membre de la commission des Achats militaires à s’abstenir lors du vote sur ce marché. “Je me suis abstenu compte tenu de l’avis de l’inspection des finances, qui disait qu’il y avait un gros souci en matière de non-respect des marchés publics.

Alors que l’Audit fédéral interne a finalement renoncé à mener l’audit annoncé par Theo Francken, faute de moyens selon plusieurs médias, le PS réclame désormais une enquête de la Cour des comptes.

Quand on engage des milliards d’euros d’argent public dans des achats militaires, le minimum est de garantir un contrôle indépendant, rigoureux et crédible“, estime Christophe Lacroix. “La transparence et le contrôle démocratique doivent accompagner chaque euro dépensé.

Interview de Christophe Lacroix au micro de Fabrice Grosfilley

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