Yves Coppieters dénonce la terminologie de “secteurs essentiels ou non-essentiels”

Sur Twitter, l’épidémiologiste et médecin de santé publique, Yves Coppieters (ULB), relevait la terminologie utilisée par les autorités.

Ainsi, “j’espère que le comité de concertation de demain ne parlera plus de secteurs non-essentiels ou essentiels, mais bien de milieux à risque (faible, modéré, élevé)“, écrivait Yves Coppieters sur Twitter, ce vendredi, “cette terminologie stigmatise le débat, et n’est ni une réalité sociale, ni sanitaire. Il y a différents types de milieux dans chaque secteur“.

Interrogé ce samedi par BX1 sur cette déclaration, Yves Coppieters développe son point de vue. Ainsi, “je pense que faire toujours la distinction entre des secteurs essentiels/non-essentiels ne convient plus. C’était peut-être compréhensible lors de la première vague, peut-être au démarrage de la seconde vague, car il fallait aller très vite dans les mesures, et faire une classification comme ça, un peu arbitraire. Mais maintenant, cela n’a plus de sens, parce que tous les secteurs sont essentiels à la vie sociale. Pour moi, la culture est essentielle, au même titre que les coiffeurs, les grandes et petites surfaces, les salles de sport. Tout cela est très subjectif“.

Des situations avec différents niveaux de risque

Dès lors, il faut, selon l’épidémiologiste, abandonner cette distinction : “je pense que, dans les milieux essentiels, il y a des situations à risque et des situations à moindre risque. Et c’est là que la nuance devrait se faire : c’est-à-dire qu’un restaurant qui a une grande surface, qui peut appliquer les protocoles, qui peut aérer sa pièce, est un milieu essentiel mais à moindre risque. Par contre, ce même milieu dans lequel ces situations de protection ne peuvent pas être appliquées est un milieu à risque“.

Il faut maintenant entrer dans des nuances au sein des secteurs, qui sont tous essentiels car ils doivent tous reprendre sur un plan social, économique et d’autres dimensions“, conclut-il.

 

ArBr – Photo : Belga

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07 février 2021 - 12h40
Modifié le 07 février 2021 - 12h40