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Violences liées à la drogue : les bourgmestres appellent les autres pouvoirs à agir contre le trafic de drogue

Le Conseil régional de sécurité (Cores) convoqué par le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) a débuté mercredi vers 18h00 au siège de safe.brussels. Il réunit notamment le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR), la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), le procureur du Roi de Bruxelles Julien Moinil, la commissaire nationale aux Drogues Ine Van Wymersch, les bourgmestres bruxellois et les chefs de corps.

À son arrivée, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles et futur président du collège de police unifié, Philippe Close (PS), a estimé que les bourgmestres avaient “fait leur part avant de demander aux autres”. Il a cité le commandement opérationnel unique, la mobilisation des 170 membres des unités spécialisées anti-gang, le renforcement des brigades canines et le futur regroupement des dispatchings.

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“Il ne faut pas croire qu’on attend juste les autres. On fait notre travail”, a-t-il déclaré. Selon lui, les autres niveaux de pouvoir doivent désormais prendre conscience de la gravité du problème, le trafic de drogue dépassant “largement les frontières de Bruxelles”.

Philippe Close réclame notamment un renforcement de la police judiciaire fédérale et des moyens supplémentaires pour le parquet de Bruxelles. Il demande également au gouvernement fédéral d’ouvrir un nouveau centre fermé pour les délinquants criminels sans titre de séjour.

Annelies Verlinden a par ailleurs plaidé, avant la réunion, pour des moyens supplémentaires en faveur de la Justice. “Il n’y a pas de solutions simples”, a-t-elle reconnu, jugeant positif de réunir tous les niveaux de pouvoir et domaines de compétence afin d’examiner les actions possibles. Elle a rappelé que le gouvernement fédéral avait déjà pris plusieurs mesures pour renforcer la police judiciaire fédérale et les parquets.

“Nous devons surtout nous écouter et voir comment mener ce combat avec détermination”, a poursuivi la ministre. Elle a indiqué qu’un “plan de leviers” était prêt et que d’autres renforcements seraient décidés à l’avenir. “Il est très important que nous continuions à investir dans nos services de sécurité et dans la Justice”, a-t-elle conclu.

Au niveau régional, Boris Dilliès doit, selon Philippe Close, dégager des moyens supplémentaires en faveur des services de prévention. “Nous savons que la problématique de la drogue n’est pas seulement une question de justice, mais aussi de santé publique. Nous devons soutenir ces ASBL”, a-t-il ajouté.

Le bourgmestre d’Ixelles, Romain De Reusme (PS), estime lui aussi que le gouvernement fédéral doit agir. “L’État est attaqué par des réseaux criminels qui veulent le déstabiliser. Avec les bourgmestres bruxellois, nous avons déjà pris de nouvelles mesures, comme le commandement Gold et des renforts”, a-t-il déclaré. Il espère obtenir du ministre de l’Intérieur des solutions, notamment des moyens supplémentaires pour le procureur du Roi. “C’est la base et c’est ce que nous voulons obtenir aujourd’hui.”

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La haute fonctionnaire de l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, Sophie Lavaux, participe également au Cores, tout comme de nombreux bourgmestres, dont ceux de la zone Bruxelles-Midi Fabrice Cumps (PS), Jean Spinette (PS) et Charles Spapens. Catherine Moureaux (PS), maïeure de Molenbeek-Saint-Jean, une autre commune touchée par les incidents de tirs, est aussi de la partie. Le président de la Conférence des bourgmestres, Benoît Cerexhe (Les Engagés), et celui de Brulocalis, Christian Lamouline (Les Engagés), sont aussi présents.

Belga