Aller au contenu principal
BX1

Réforme de la propreté publique : Saint-Josse et Ixelles prêtes à accueillir les “espaces-tri”

La réforme de la propreté publique se prépare, pour entrer en vigueur en 2027, a annoncé vendredi la secrétaire d’Etat bruxelloise en charge de la Propreté publique, Audrey Henry (MR). Changements majeurs: un découpage par quartier et non par commune, avec, dans certains de ceux-ci, des “espaces-tri” à la place de la collecte porte-à-porte, et un seul ramassage des sacs blancs par semaine.

Reportage de Marine Hubert et Nicolas Scheenaerts

La future organisation régionale reposera sur une distinction entre deux types de zones, définies notamment selon la densité de population et la typologie de l’habitat. Selon le type de zone, les modalités de collecte seront adaptées aux caractéristiques de chaque quartier.

“Espaces-tri”

120 espaces-tri seront ainsi développés durant cette législature, pour remplacer la collecte en porte-à-porte. Deux quartiers (sur base volontaire), représentant chacun environ 2.000 logements, bénéficieront chacun d’un projet-pilote de 30 espaces-tri. Soixante espaces-tri supplémentaires seront installés dans l’ensemble de la Région afin de créer progressivement une couverture régionale.

Interview | “Le but n’est évidemment pas de multiplier les dépôts clandestins, mais plutôt de réduire les sacs en rue”

Ils remplaceront la collecte en porte-à-porte durant la phase test qui permettra d’en tirer les enseignements avant un éventuel déploiement plus large. “C’est un conteneur qui est soit enterré, soit en surface et donc dans lequel les citoyens peuvent venir déposer leurs déchets. Suivant évidemment la fraction de déchets qui sera collectée, donc PMC, ordures ménagères ou flux organiques“, expliquait la secrétaire d’État sur le plateau de Bonsoir Bruxelles.

Déjà des communes candidates

Saint-Josse, la commune la plus densément peuplée de Bruxelles, est candidate. Le bourgmestre Emir Kir voudrait voir des espaces-tri près de la gare du Nord : “C’est un quartier qui est un peu enclavé. Vous avez d’un côté la gare, de l’autre côté les hôtels et par là des bureaux et donc il y a moins de risque de voir des sacs arriver d’ailleurs, parce que dans des quartiers qui sont ouverts, si vous deviez mettre des conteneurs qui sont enterrés ou en surface, il faut des clés de code, il y a tout un travail à faire”.

A Ixelles aussi, l’arrivée de ces conteneurs est bien accueillie. Geoffroy Kensier, l’échevin de la Propreté, les imagine bien dans le quartier Akarova, dans le sud de la commune : “On a 300 logements qui accueillent près de 1000 personnes et il n’y a pas de local poubelle. Ca veut dire que tout le monde sort ses sacs qui se retrouvent dans la rue. Comme c’est un quartier très boisé, on a les renards et les corneilles, donc c’est le carnage. Donc ces espaces-tri sont une solution pour que les gens puissent venir amener, quand ils veulent, leurs sacs à cet endroit“.

Sacs blancs une fois par semaine

Le calendrier de collecte doit également évoluer, sur base des mêmes données de densité et de typologie en lieu et place du découpage actuel basé sur les communes. Dans les zones les plus denses, deux passages hebdomadaires pourraient être maintenus, mais la majeure partie du territoire passerait à un seul ramassage des sacs blancs par semaine. Les sacs orange et verts seraient collectés une fois par semaine lors du même passage, grâce à des camions compartimentés.

Avec une nouvelle subtilité pour le retour de la collecte hebdomadaire des sacs verts : “C’est un nouveau flux qui va regrouper les sacs oranges et les sacs verts. En fait, le problème qu’on rencontrait dans les sacs verts, c’est qu’il y avait des branchages et donc ça nuisait à la qualité des flux et entrainait des problèmes de collecte. Et donc ici, ce qu’on va demander à nos citoyens, c’est de mettre tout ce qui est vraiment déchet de tonte de pelouse, de feuilles ou de fleurs fanées, dans les sacs verts. Et une fois par mois, il y aura une récolte pour ce qu’on appelle les fagots et donc tout ce qui est branchage.

► Lire aussi | La réforme de la propreté à Bruxelles se précise: des “espaces-tri” bientôt en test dans les quartiers