Une rue fermée par des barrières à Schaerbeek : la commune s’interroge sur la conformité de l’aménagement
À Schaerbeek, la rue de la Cité Ouvrière de Linthout interroge : des barrières ont été installées, il y a quelques semaines, pour en fermer l’accès. C’est une décision du propriétaire. Sauf qu’aujourd’hui, la commune s’interroge sur la validité de cette fermeture.
Que ce soit du côté de l’avenue de Roodebeek ou de l’avenue Général Gratry, des barrières encadrent désormais la Cité Ouvrière de Linthout. Elles ont été installées par la Société Anonyme Bruxelloise des Habitations (SABH), propriétaire des logements de cette cité. “Les locataires se plaignaient des carcasses et des voitures ventouses qui traînaient“, assure Viviane-Tam Laroy, coordinatrice au sein de la SABH. “Comme c’est un terrain privé, la police ne pouvait pas intervenir. On en a profité pour refaire tout le terrain, les trottoirs et la voirie en elle-même pour sécuriser les lieux et surtout donner la priorité à nos locataires, parce que n’importe qui pouvait s’y garer“, complète-t-elle.
Cette situation, la commune de Schaerbeek aurait voulu en être informée : “Nous n’avons pas été directement informés de la mise en place de ces barrières. Par contre, nous avons été sollicités par la SABH qui nous a demandé quel était le statut de la voirie“, explique Justine Harzé (PS), échevine de l’Urbanisme et de l’Environnement. “Nous avons répondu que, administrativement, il s’agit d’une voirie privée. Nous n’étions absolument pas informés de l’intention de la SABH de privatiser les lieux ensuite“, regrette l’élue.
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La société avait donc le droit d’installer ces barrières, mais en procédant de la sorte, elle privatise une partie de la voirie dont l’affectation doit encore être clarifiée. “Nos services sont en train d’analyser si oui ou non il fallait un permis d’urbanisme ou un permis d’environnement. S’il s’agit, désormais, d’un parking et non plus de places affectées au logement, alors il s’agit potentiellement d’une nouvelle affectation urbanistique qui nécessite un permis“, justifie Justine Harzé.
Selon la SABH, toutes les places de stationnement ont déjà été attribuées à des locataires. Les barrières devraient être pleinement opérationnelles au début du mois prochain.
■ Reportage de Valentine Rolus