À Bruxelles, les mères célibataires décrochent du marché du travail
Les femmes bruxelloises qui élèvent seules leurs enfants restent parmi les plus fragilisées face à l’emploi, selon une étude publiée ce jeudi par Actiris.
Les femmes habitant en Région de Bruxelles-Capitale ont plus de difficultés à se maintenir à l’emploi lorsqu’elles ont des enfants et d’autant plus lorsqu’elles ne sont pas en couple, selon une étude publiée par Actiris jeudi. Bien que représentant la grande majorité des familles monoparentales, ces cheffes de famille sont notamment plus touchées par le chômage.
À Bruxelles, la monoparentalité concerne un ménage sur neuf (11,6 %) et, plus précisément, un ménage avec enfants sur trois (33,7 %). Et sur ces 67.139 familles monoparentales bruxelloises, 57.721 sont dirigées par une mère seule, soit 86,0 %.
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Ces mères en solo restent en retrait sur le marché du travail: leur taux d’emploi s’élève à 53,6 %, soit sept points de pourcentage derrière celles en couple (60,5 %) et plus loin encore derrière celles sans enfants (77,3 %), relève l’étude, qui se focalise sur le groupe d’âge 25-49 ans.
Un chômage de longue durée particulièrement élevé
Le phénomène s’accentue avec le nombre d’enfants croissant: le taux d’emploi des mères seules chute à 29,1 % à partir de trois enfants, et plafonne à 42,5 % quand le benjamin a moins de trois ans.
Les femmes seules avec enfants sont plus souvent au chômage, avec un taux de 15,2 %. Et la moitié d’entre ces dernières (51,2 %) sont au chômage de longue durée, c’est-à-dire depuis plus de deux ans.
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Les femmes sans enfants non occupées par un emploi invoquent quant à elles des soins à d’autres membres de leur famille (11,3 %), une incapacité de travail (39 %) ou d’autres raisons non détaillées (49,7 %).
Belga – Photo : Belga