Treize ans après Rana Plaza, action à Bruxelles contre la chaleur dans les usines textiles
Treize ans jour pour jour après la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh, la campagne “Vêtements Propres” a mené une action, vendredi à Bruxelles, pour dénoncer la chaleur accablante dans les ateliers de confection et exiger une révision de l’Accord international sur la sécurité et la santé au Bangladesh.
Comme chaque année, des militants se sont rassemblés rue Neuve et sur la place de la Monnaie pour commémorer l’effondrement du bâtiment survenu le 24 avril 2013, une catastrophe devenue le “symbole des conséquences mortelles de l’industrie de la fast fashion”, selon la campagne Vêtements Propres.
Quelques semaines après le drame, des marques de vêtements internationales, des distributeurs et des syndicats avaient signé un accord international visant à améliorer les conditions de travail dans le secteur textile bangladais.
Treize ans plus tard, les conditions dans de nombreuses usines restent précaires, en particulier en raison de la chaleur, dénonce l’organisation. “Des ouvrières et ouvriers s’évanouissent derrière leur machine à coudre, développent des problèmes cardiaques ou succombent à des températures insoutenables. Bien que les usines vétustes et dangereuses soient progressivement remises en état grâce à l’accord international, il reste encore beaucoup à faire. Pour les quatre millions de travailleurs du textile au Bangladesh, des mesures supplémentaires sont nécessaires”, explique Jaklien Broekx de la campagne Vêtements Propres.
Lors de l’action, les militants ont défilé dans la rue Neuve munis d’un ventilateur géant afin de sensibiliser les passants à la problématique. L’organisation plaide pour une révision de l’accord international afin d’y inscrire explicitement les risques liés aux températures extrêmes et au stress thermique.
“Face au réchauffement climatique, les marques de mode doivent intégrer les températures extrêmes et le risque de stress thermique dans l’accord international. Les ateliers clandestins sont littéralement devenus des usines à sueur”, conclut Mme Broekx.
Belga
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