Renforcement entre police et écoles contre la délinquance juvénile: comment Bernard Quintin et Valérie Glatigny vont-ils s’y prendre?
La circulaire ministérielle PLP 41 révisée, rénovant en profondeur le cadre de coopération entre la police, les établissements scolaires et les partenaires locaux pour mieux protéger les mineurs en danger et répondre plus fermement à la délinquance juvénile, a été publiée, annoncent mardi, dans un communiqué commun, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin et la ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny.
La circulaire existante datait de 2006. Elle portait principalement sur la violence, l’extorsion et la détention d’armes dans les environnements scolaires. Vingt ans plus tard, les réalités auxquelles les jeunes et les écoles sont confrontées ont profondément changé. Il était dès lors essentiel de moderniser le cadre existant, soulignent les deux responsables.
“Nous passons d’une logique de réaction à une logique de prévention et d’action. Cette nouvelle PLP 41 renforcera la collaboration entre la police, les écoles et les partenaires locaux pour détecter les problèmes efficacement et mieux outiller les établissements scolaires pour y faire face. La police connait le terrain, les écoles connaissent leurs élèves. Leur travail commun visera un et un seul objectif: mieux protéger nos jeunes au quotidien, et notamment face aux influences d’un monde criminel toujours plus actif”, précise Bernard Quintin.
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“Lorsqu’un jeune décroche progressivement, s’éloigne de l’école ou présente plusieurs signaux préoccupants, nous devons pouvoir agir avant que la situation ne se dégrade. Derrière l’absentéisme peuvent parfois se cacher une situation de danger, mais aussi le risque d’être happé par la délinquance ou des trafics, notamment de drogue. C’est tout le sens de notre action: mieux identifier ces signaux, renforcer le dialogue entre l’école, la police et les acteurs de terrain et intervenir plus rapidement, dans une logique avant tout préventive”, ajoute Valérie Glatigny.
Concrètement, chaque établissement primaire et secondaire dispose désormais d’un fonctionnaire de police comme interlocuteur attitré. Il fera le lien entre la police et les écoles, mais également avec les organisations de jeunesse, les services d’aide à la jeunesse et les autres acteurs locaux.
Dans l’enseignement primaire, des procédures claires sont établies entre les acteurs pour signaler les situations d’absentéisme préoccupant et les mineurs en danger. Dans le secondaire, des conventions de coopération seront conclues avant la fin de l’année 2026 afin de lutter contre l’absentéisme, la violence, la drogue, la cybercriminalité et la radicalisation. Deux concertations annuelles seront proposées entre chaque école et son référent.
Les grandes villes et centres urbains sont enfin invités à mettre en place des brigades jeunesse opérationnelles, avec des inspecteurs formés à la détection proactive des phénomènes émergents.
Belga