Une nouvelle mesure de Valérie Glatigny divise: la ministre veut réduire le décrochage scolaire via la police
Pour réduire de moitié le décrochage scolaire d’ici 2030, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR) souhaite renforcer la collaboration entre les écoles et la police locale. Une mesure qui suscite les critiques de plusieurs associations de parents, rapporte La DH.
La circulaire PLP41 prévoit la désignation d’un “référent école” au sein de la police locale pour chaque établissement scolaire. Lorsqu’un jeune présente plusieurs signaux d’alerte, notamment des absences répétées, l’agent pourra faciliter le contact avec sa famille et orienter la situation vers les services compétents.
Aucune visite automatique au domicile n’est toutefois prévue en fonction d’un nombre précis d’absences, précise la ministre. Le dispositif s’ajoute au suivi déjà mis en place : les parents sont avertis après 4,5 jours d’absence injustifiée et un accompagnement renforcé intervient à partir de 10 jours dans le fondamental et 15 jours dans le secondaire.
Des critiques
Cette implication accrue de la police inquiète l’Ufapec et la FAPEO, qui estiment que le décrochage scolaire a des causes multiples, comme la précarité, le harcèlement, la phobie scolaire ou encore la perte de sens de l’école. Elles craignent une approche trop sécuritaire.
Le débat porte également sur une éventuelle suspension des allocations familiales en cas d’absences répétées. Valérie Glatigny se dit favorable à une plus grande responsabilisation des parents. Le MR évoque cette possibilité comme une mesure ultime, avec des exceptions pour les situations liées notamment à la maladie, au harcèlement ou à la phobie scolaire.
Les Engagés et les associations de parents s’y opposent, estimant que les sanctions financières ne constituent pas une réponse adaptée au décrochage scolaire.