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Réforme du chômage, fusion des zones de police : quelles conséquences pour Bruxelles après un an de gouvernement Arizona ?

Ce 3 février marque le premier anniversaire du gouvernement Arizona. En douze mois, le gouvernement fédéral a lancé toute une série de réformes. L’un des secteurs les plus touchés est celui des CPAS. Mais il n’est pas le seul.

Les CPAS bruxellois ont accueilli depuis le début de l’année les 5.000 premiers exclus du chômage. Certaines tendances se dégagent déjà : entre 40 à 60% des ex bénéficiaires se tournent vers ces structures. “Les données que nous avons pour le moment confirment cette tendance. Nous avons en tout cas dépassé les 30% visés par le gouvernement fédéral”, pointe le président de la Fédération des CPAS bruxellois, Sébastien Lepoivre.

Un afflux supplémentaire à charge des communes, qui risque de fortement croitre dans les prochains mois. Le secteur déplore une réforme mise en place par le gouvernement Arizona avec peu de concertation. “Nous avons rencontré le ministre de l’emploi David Clarinval (MR), qui a été très à l’écoute, mais qui nous a dit que les choses étaient données et que le cap du fédéral était connu. Il n’y a donc pas eu de concertation préalable“, déplore Sébastien Lepoivre.

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La réforme du chômage n’est pas la seule décision du fédéral à avoir impacté la capitale sur l’année écoulée. Il y a aussi eu la fusion des zones de police, pourtant décriée par les bourgmestres bruxellois, et la réduction des financements alloués à Beliris, pourtant vitale sur certains projets de construction comme le Métro 3.

“Il n’est pas illogique que le gouvernement fédéral prenne ces décisions”

Bruxelles ne serait-elle donc pas assez prise en compte ? “Chaque niveau de pouvoir a ses propres compétences et peut donc prendre des décisions sur base de ces compétences“, rappelle le politologue Dave Sinardet. “Il y a un certain nombre de compétences du niveau fédéral qui touchent aussi à Bruxelles, notamment en matière de sécurité. Il n’est donc pas illogique que le gouvernement fédéral prenne des décisions de façon autonome, même si sur certains terrains, il serait peut-être préférable qu’il y ait plus de concertation.”

Dans la balance aussi, il y a l’absence d’exécutif de plein exercice depuis plus de 600 jours à Bruxelles. Cette crise qui s’éternise fait que la Région pèse moins dans les décisions du pays. “La Région bruxelloise a aujourd’hui moins voix au chapitre”, confirme Dave Sinardet. “On le voit dans certaines décisions comme la vignette automobile où les autres régions risquent d’avancer sans Bruxelles, ce qui serait problématique puisque la mobilité est très connectée entre les différentes régions du pays.

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■ Reportage de Maël Arnoldussen et Morgane Van Hoobrouck

 

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