Philippe Lamberts sur le décès du président du Parlement européen Davide Sassoli : “C’était une belle personne”

L’Italien David Sassoli, décédé dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 65 ans, présidait depuis 2019 le Parlement européen, un mandat décroché à la surprise générale par cet ancien journaliste entré en politique dix ans plus tôt sous les couleurs du centre gauche.

Davide Sassoli, 65 ans, était hospitalisé en Italie depuis le 26 décembre en raison d’une complication grave due à un dysfonctionnement du système immunitaire, avait annoncé lundi son porte-parole, Roberto Cuillo. Le social-démocrate italien, âgé de 65 ans, avait déjà été longuement hospitalisé cet automne pour une pneumonie, avant de revenir quelques semaines en fin d’année.

Né le 30 mai 1956 à Florence, en Toscane, David Sassoli a choisi le journalisme après des études de sciences politique. Il a commencé à collaborer avec de petits journaux et des agences de presse puis, en 1992, a intégré la RAI, la chaîne publique de radio-télévision, dont il est devenu un des présentateurs vedette de la première chaine.

En politique depuis 2009

Le coup de foudre pour la politique s’est produit en 2009 quand l’ex-maire de Rome de gauche, Walter Veltroni, organise la fusion de deux grands partis de gauche et de centre gauche, un projet auquel David Sassoli se rallie, et qui donne naissance au Parti Démocrate (PD). Candidat aux élections européennes, il est élu sur une liste du PD avec plus de 400 000 voix, un succès qui l’éloigne définitivement des écrans et qui lance sa carrière politique au sein du Parlement.

Peu enclin aux éclats, mais tenant d’une main ferme les débats dans l’hémicycle, cet ancien présentateur de journal télévisé en Italie avait pris la présidence du Parlement européen à l’issue de tractations entre grandes forces politiques et gouvernements pour les présidences des trois institutions européennes.

Philippe Lamberts : “Ce n’était pas un requin”

“On savait que sa santé n’était pas des meilleures, mais personne ne s’attendait à ce qu’il décède”, explique le député européen du groupe écologiste Philippe Lamberts. “Je veux garder le souvenir d’une belle personne, profondément gentille et soucieuse de l’intérêt général. Ce n’était pas un requin en politique”.

“Européen sincère et passionné, sa chaleur humaine, sa générosité, sa convivialité et son sourire nous manquent déjà”, a réagi pour sa part le président du Conseil européen Charles Michel.

“Je suis extrêmement attristée par cette perte terrible d’un grand Européen et fier Italien, journaliste attentionné, extraordinaire président du Parlement et avant tout un ami cher”, a abondé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Avec Belga et AFP – Photo : Belga/James Arthur Gekiere

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11 janvier 2022 - 12h00
Modifié le 11 janvier 2022 - 12h57