Peterbos: on en sait plus sur cette “organisation criminelle internationale présumée” démantelée

Ce mardi, nous apprenions qu’une vaste opération de police coordonnée par la police judiciaire fédérale de Bruxelles, en coopération avec plusieurs zones de la police locale, a abouti au démantèlement d’une organisation criminelle internationale active dans le trafic de stupéfiants. Aujourd’hui de nouveaux éléments sont connus.

Un nouveau communiqué du parquet de Bruxelles revient sur “l’importante opération policière qui s’est déroulée hier dans le quartier du Peterbos à Anderlecht, au cours de laquelle une organisation criminelle internationale présumée a pu être démantelée“.

Il s’avère que l’opération “s’inscrit dans le cadre de trois instructions judiciaires distinctes, articulées autour de la problématique du quartier du Peterbos”.

Nous savions que la zone d’influence de cette organisation criminelle internationale s’étendait jusqu’à Marseille où des arrestations ont également eu lieu. Aujourd’hui, le parquet ajoute : “Des mois d’enquête intensive ont permis d’établir que cette organisation criminelle pourrait être liée à plusieurs fusillades, enlèvements, violences et tentatives d’assassinat qui ont eu lieu à Bruxelles ces derniers temps“.

► Lire aussi | 127 opérations ciblées dans le quartier du Peterbos depuis mars

25 perquisitions ont été effectuées ce mardi, “menant à l’arrestation de 19 suspects, dont 17 en Belgique et 2 à Marseille, grâce à la bonne collaboration entre les autorités judiciaires et policières belges et françaises“, précise le communiqué. 

Des stupéfiants, de l’argent, des armes et des véhicules ont aussi été saisis lors de ces perquisitions.

A ce stade, 4 suspects ont été inculpés du chef de membre ou dirigeant d’une organisation criminelle/tentative d’assassinat/vente de stupéfiants, en association/vente de stupéfiants, en association, en qualité de dirigeant/détention d’armes/vol avec violence/blanchiment, et ont été placés sous mandat d’arrêt“, déclare le parquet de Bruxelles. 

Il conclut : “Les juges d’instruction décideront du placement ou non en détention préventive d’autres suspects endéans le délai de privation de liberté de 48 heures. A l’heure actuelle, les auditions sont encore en cours, et dans l’intérêt de l’enquête, le parquet de Bruxelles ne fera pas d’autres commentaires“.

La rédaction – Photo : Belga image (photo du 14-12-2021)

Partager l'article

26 juin 2024 - 17h16
Modifié le 27 juin 2024 - 06h55