Aller au contenu principal
BX1

Métro 3 : “Il faut absolument passer sous le Palais du Midi”, insiste le directeur de la Stib

Le directeur général de la Stib, Brieuc de Meeus, reconnaît que l’absence de gouvernement bruxellois de plein exercice a déjà des répercussions concrètes sur les transports publics. Il était l’invité de Bonjour Bruxelles.

L’entreprise fonctionne sur la base du budget 2024, non indexé, alors que les coûts de l’énergie et des salaires continuent d’augmenter. “Nous vivons avec un gouvernement en affaires courantes, qui donne une impulsion légère mais pas ferme”, résume-t-il.

Sans vision politique claire à long terme, les projets avancent plus lentement. La dotation régionale est gelée dans le cadre des douzièmes provisoires, obligeant la Stib à multiplier les économies. Quinze millions d’euros ont déjà été économisés en 2025, sans fermeture de lignes, mais avec une vigilance accrue sur les dépenses quotidiennes, afin de préserver la qualité du service.

► Revoir | Métro 3 : quelles alternatives pour Schaerbeek et Evere?

Le directeur général de la Stib, Brieuc de Meeus, tire la sonnette d’alarme sur l’avenir du métro 3, fortement impacté par l’absence de gouvernement bruxellois de plein exercice. Selon lui, chaque retard politique se traduit mécaniquement par un report du calendrier. Alors que la mise en service du tronçon nord était envisagée en 2031 l’an dernier, l’échéance glisse désormais vers 2032, voire 2033.

Le principal point de blocage se situe au niveau du Palais du Midi, où le permis d’urbanisme est actuellement suspendu par le Conseil d’État. Tant qu’une décision politique n’est pas prise sur le classement éventuel du bâtiment, les travaux restent à l’arrêt. “On ne peut pas exécuter le permis tant qu’il n’est pas confirmé”, explique Brieuc de Meeus. Or, renoncer à ce passage reviendrait à construire des tunnels et une station sans continuité, rendant l’infrastructure inutilisable.

Malgré les surcoûts et les controverses, le patron de la Stib défend fermement la pertinence du projet. “Le métro 3 est indispensable”, affirme-t-il, notamment pour répondre à la croissance démographique du nord de Bruxelles et d’Evere, où les alternatives pour renforcer l’offre de transport sont limitées. À ce stade, l’investissement déjà engagé sur le tronçon nord, entre Albert et la Gare du Nord, s’élève à environ 500 millions d’euros.

■ Interview de Brieuc de Meeus, directeur général de la Stib au micro de Fabrice Grosfilley

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales