Les syndicats appellent à “durcir le mouvement” après la rencontre avec Valérie Glatigny: “Nous avons perdu notre temps”
Les syndicats socialistes et chrétien de l’enseignement ont appelé mardi à “durcir le mouvement” de contestation contre le gouvernement après une rencontre qualifiée d'”extrêmement décevante” avec la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR).
Celle-ci avait invité mardi matin les principaux syndicats à une réunion pour tenter de renouer les fils du dialogue, après des mois de vive opposition contre les dernières mesures d’économies dans l’enseignement décidées par le gouvernement MR-Engagés.
Selon les syndicats CSC, CGSP et Setca-SEL, la ministre s’est bornée au cours de cette rencontre à proposer la mise sur pied d’un nouveau comité d’avis pour améliorer la concertation avec le secteur, mais sans revoir les mesures contestées.
“La ministre campe sur ses positions. Elle a du sable dans les oreilles et ne veut pas entendre les difficultés (vécues) dans les écoles”, a indiqué Roland Lahaye (CSC-Enseignement) au sortir de la rencontre.
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“Je suis extrêmement déçu. Nous attendions autre chose que l’annonce d’un comité d’avis. J’ai perdu mon temps!”, a-t-il ajouté, tout en dénonçant l’absence de la ministre-présidente Elisabeth Degryse à cette réunion.
Pour Luc Toussaint (CSGP-Enseignement), face à l’attitude de la ministre Glatigny, il n’y a “pas d’autre solution que de durcir le mouvement” pour l’obliger à entamer une véritable concertation sur les mesures imposées au secteur.
Les syndicats s’opposent depuis plusieurs mois aux mesures d’économies annoncées dans l’enseignement. Ils dénoncent notamment l’augmentation de la charge de cours dans le secondaire supérieur, qui passe de 20 à 22 périodes par semaine, les économies dans le secteur ou encore les conditions de travail dans les écoles.
Les syndicats ont déjà programmé une grande manifestation à Liège le 10 septembre prochain.
Belga