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Les centres d’accueil pour les sans-abris sont saturés, les associations tirent la sonnette d’alarme : “On est dans une situation compliquée depuis plus d’une dizaine d’année”

Depuis le début de l’hiver, plusieurs centres temporaires ont ouvert leur porte aux sans-abris dans le cadre du plan froid extrême dans la Région bruxelloise. Malgré les dispositifs, les places manquent cruellement. Ariane Dierickx, directrice générale de l’Ilot et Mehdi Kassou, porte-parole de Belrefugees sont revenus sur la saturation du réseau d’accueil des sans-abris dans l’émission Bonsoir Bruxelles, ce vendredi.

Le sans-abrisme dans la capitale a atteint un niveau critique. Bruxelles compte au total près de 10.000 personnes sans logement et cet hiver, la situation s’est encore aggravée. “On travaille avec des équipes en sous effectif, avec des personnes très engagées mais qui s’abiment aussi au travail . Cela devient des métiers très pénibles parce que le nombre de personnes qui arrivent dans nos centres augmentent chaque année”, témoigne Ariane Dierickx, directrice générale de l’Ilot.

Suite à une analyse budgétaire, le gouvernement fédéral a décidé de ne plus financer le Plan grand froid. En réponse à cette décision, la Région de Bruxelles-Capitale a activé le Plan froid extrême, en collaboration avec le Samu social et la Croix-Rouge. Une initiative qui, depuis le début l’hiver, tente de répondre à la crise de l’accueil des sans-abris. “Il y a une vraie inquiétude car ça voudrait dire que tout le puzzle que nous sommes en train de construire pour faire sortir les personnes de ce sans-abrisme s’effondrerait. On se retrouve toujours sans gouvernement et on se dit qu’on devra fermer un de nos services peut-être deux pour arriver à maintenir à flot l’ensemble de l’asbl” explique Mme. Dierickx.

Le porte-parole de BelRefugees, Mehdi Kassou ajoute : “On a pas besoin de n’importe quel gouvernement bruxellois. Nous sommes dans une situation où on ne peut pas se permettre d’avoir un gouvernement qui pour des raisons économiques viendrait encore sabrer dans le financement des opérateurs de l’aide aux personnes en Région bruxelloise. On est déjà dans une situation compliquée depuis plus d’une dizaine d’année”.

En attendant une solution pérenne, plusieurs communes ont ouvert des centres temporaires dans l’espoir de trouver un lieu qui accueillerait plus de 200 personnes jusqu’au 31 mars.

■Interview d’Ariane Dierickx et Mehdi Kassou dans Bonsoir Bruxelles, au micro de Fabrice Grosfilley et de Jamila Saidi M’Rabet

La Rédaction

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