Les arômes interdits dans les cigarettes électroniques à partir du 1er septembre 2028
Le Conseil des ministres a validé jeudi la proposition du ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, visant à interdire les arômes dans les cigarettes électroniques, à l’exception de l’arôme de tabac. L’interdiction entrera en vigueur le 1er septembre 2028.
“Nous voulons protéger la santé de nos enfants et de nos jeunes et empêcher qu’une nouvelle génération devienne dépendante au tabac. Avec leurs arômes attrayants, les vapoteuses sont délibérément conçues pour inciter les jeunes à fumer. C’est inacceptable et cela doit cesser“, a déclaré le ministre Vandenbroucke, cité dans un communiqué.
ette mesure vise principalement les jeunes, chez qui le vapotage a fortement augmenté ces dernières années, indique le cabinet Vandenbroucke. “Les arômes jouent un rôle majeur, car non seulement ils rendent le produit attrayant pour les jeunes, mais ils masquent également la nocivité du vapotage. Les jeunes absorbent non seulement de la nicotine, mais des tests ont aussi prouvé que les cigarettes électroniques jetables, par exemple, contenaient des substances dangereuses telles que des pesticides ou du plomb. Tout en ayant un goût et un parfum de menthe, de pomme, de pop-corn ou de framboise, par exemple.”
L’objectif est de faire en sorte que, d’une part, les jeunes ne commencent pas à vapoter et, d’autre part, qu’ils arrêtent de le faire parce que le vapotage devient moins intéressant. En prenant cette mesure, le Conseil des ministres suit l’avis du Conseil supérieur de la Santé (CSS), ajoute le ministre. La Belgique s’aligne aussi sur les Pays-Bas, où seul l’arôme de tabac est encore autorisé. “Aux Pays-Bas, il est d’ailleurs déjà apparu qu’une telle mesure faisait reculer le vapotage, certainement chez les jeunes. Une évaluation réalisée dans ce pays par l’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) a montré que deux cinquièmes des utilisateurs vapotaient moins. 22 % ont même déclaré avoir totalement arrêté grâce à l’interdiction des arômes“, explique le cabinet. Le ministre entend aussi “poursuivre la lutte” contre la cigarette électronique en Europe.
Ce dossier a donc été débloqué jeudi en même temps que celui de l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs. Vooruit avait couplé ce sujet à celui de l’interdiction des arômes pour cigarettes électroniques.
Belga