Les travailleurs des ETA bruxelloises en grève pour réclamer des chèques-repas
Les travailleurs des entreprises de travail adapté (ETA) bruxelloises sont en grève lundi pour réclamer l’introduction ou l’augmentation des chèques-repas ainsi que la reprise des négociations sectorielles sur leurs conditions de travail, ont indiqué les syndicats CSC et FGTB.
Des piquets de grève et des rassemblements ont été organisés dans neuf des douze ETA de la Région bruxelloise. Selon Abdelhamid Slimani, secrétaire régional de la FGTB, la mobilisation a dépassé les attentes des organisations syndicales.
“La mobilisation a été totale, au-delà de nos espérances. Nous sommes très fiers”, a déclaré le syndicaliste. Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une action dirigée contre les directions, mais d’une mobilisation visant à obtenir des chèques-repas pour les travailleurs en situation de handicap. “Ils les méritent”, a-t-il ajouté.
Cette grève intervient dans un contexte de blocage des négociations sectorielles au sein de la commission paritaire 327.02. Selon le front commun syndical, les discussions menées ces derniers mois n’ont pas permis d’aboutir à un accord sur les chèques-repas et les employeurs ont quitté la table des négociations.
Les syndicats estiment que l’augmentation du coût de la vie fragilise particulièrement les travailleurs des ETA, dont la majorité perçoit un salaire proche du minimum légal. Selon eux, certains travailleurs touchent environ 1.200 euros nets par mois lorsqu’ils sont placés en chômage économique. “Ils ne demandent pas des privilèges. Ils demandent à pouvoir vivre dignement de leur travail”, explique Nel Van Slijpe, secrétaire régional à la CSC.
Des données chiffrées que dément la Febrap, la fédération représentative des Entreprises de Travail Adapté “Les travailleurs du secteur touchent au minimum le RMMMG (revenu minimum mensuel moyen garanti). Celui-ci est à ce jour de 2.189,81€ brut pour un temps plein. Grâce à différentes mesures du fédéral (bonus à l’emploi et réductions sur cotisations) les travailleurs du secteur touchent plus de 2.000€ net pour un temps plein.”
Outre les chèques-repas, le front commun réclame également des avancées concernant les indemnités liées au chômage économique, les flexi-jobs, la formation et les fins de carrière.
Les syndicats appellent les employeurs à reprendre les négociations et demandent aux pouvoirs publics de veiller à ce que les financements accordés au secteur permettent de garantir des conditions de vie dignes aux travailleurs.
Belga