Le Sénat rend hommage à Etienne Davignon avec une minute de silence
Le Sénat a observé vendredi une minute de silence à la mémoire d’Etienne Davignon décédé le 18 mai.
Si le Roi a personnellement rendu hommage à cette personnalité -“un ami très cher et un homme d’Etat”- dont la vie a embrassé quelques-uns des grands événements de l’histoire du pays, les expressions du monde politique ont été rares.
> PORTRAIT Grande figure de la “Belgique de papa”, Étienne Davignon est décédé à 93 ans
Le président du Sénat, Vincent Blondel, a rappelé une “ancienne tradition” de l’assemblée consistant à honorer la mémoire des anciens présidents et des ministres d’Etat, un titre que M. Davignon avait reçu en 2004. Il est revenu sur le parcours de cet aristocrate issu d’une lignée illustre, entré dans la diplomatie en 1959 avant d’intégrer la Commission européenne, dont il sera l’un des vices-présidents, et de rejoindre ensuite le monde des affaires.
Agence internationale de l’Energie, crise de la sidérurgie européenne, Générale de Belgique, Tractebel, Fortis, SN Brussels Airlines… L’héritage de “Stevie” Davignon demeure controversé, comme son rôle dans la crise congolaise qui a suivi l’indépendance de la colonie belge et qui lui a valu une procédure judiciaire à la suite d’une plainte du fils de Patrice Lumumba, le dirigeant assassiné en 1961.
“Pendant plus de 60 ans, Etienne Davignon a été impliqué dans les développements politiques et économiques importants de la Belgique“, a souligné M. Blondel (Les Engagés). “Il était connu pour son intelligence, sa polyvalence et son sens du pragmatisme“. De ses trois vies, l’homme avait tiré un enseignement: “Le fatalisme est inacceptable. En agissant, on accepte le risque de l’échec tandis qu’en ne tentant rien, l’échec est assuré”.
Belga