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Le réaménagement de l’avenue de la Toison d’Or n’a toujours pas démarré… quatre ans après le permis: que se passe-t-il?

Permis délivré en 2022, budget prévu, plans finalisés… mais aucun chantier en vue en 2026. Le réaménagement de l’avenue de la Toison d’Or et du boulevard de Waterloo reste enlisé.

Des trottoirs élargis, deux pistes cyclables bidirectionnelles, disparition de places de parking en surface et une cinquantaine d’arbres plantés… les ambitions étaient grandes en 2022 pour le réaménagement de l’avenue de la Toison d’Or et du boulevard de Waterloo. Cette année-là, ce projet de “Champs-Élysées bruxellois” a obtenu son permis d’urbanisme, mais depuis… plus rien.

C’est un non-projet qui s’impose sur cette partie centrale de la ville. Malpropreté, inconfort pour les usagers faibles, occupation anarchique de l’espace public, nuisance visuelle… l’espace semble figé dans une situation transitoire qui nuit à l’image de Bruxelles, à la qualité de vie des riverains et à l’attractivité commerciale de ce quartier pourtant central et important“, regrette le député des Engagés Alain Deneef en commission Mobilité. “Quel est l’état d’avancement actuel du projet?“, demande-t-il à la ministre Elke Van den Brandt (Groen) ce mardi.

► Voir notre reportage | Voici à quoi vont ressembler l’avenue de la Toison d’Or et le boulevard de Waterloo

L’enveloppe de 16 millions d’euros est aujourd’hui bloquée

L’exécution du projet, imaginé autour du quartier de la Toison d’Or, avait été confié par la Région à Beliris, “avec une enveloppe conséquente de 16 millions d’euros prévus dans le cadre de son Avenant n° 15“, explique la ministre écologiste. “Cette enveloppe est aujourd’hui bloquée, le permis ayant été attaqué devant le Conseil d’État par les gestionnaires de parking souterrains situés dans la zone“, indique Elke Van den Brandt. “Dans ce contexte d’incertitude, Beliris n’a pas souhaité entamer les travaux“.

Quelques mois après l’octroi de permis d’urbanisme, en 2022, un recours avait été introduit par Interparking et 120 commerçants du quartier inquiets pour la circulation et l’accessibilité. Ils proposaient alors “Demain Egmont”, un projet de réaménagement alternatif imaginé en 2019 par le bureau d’architectes Pierre Lallemand & Partners. Celui-ci a finalement été refusé par la Région.

► Voir aussi | La rénovation du boulevard de la Toison d’Or bloquée par un recours des commerçants

À ce jour, le Conseil d’État n’a toujours pas tranché. “Le recours constitue le seul obstacle restant avant le lancement des travaux“, assure Elke Van den Brandt.

Le projet est, semble-t-il, toujours dans les cartons de la ministre qui voudrait pouvoir enfin le mettre en place : “Maintenant qu’un nouveau gouvernement régional est en place avec un nouveau ministre de tutelle pour Beliris (Bernard Quintin, ndlr), il me semblerait tout à fait pertinent de relancer les discussions sur ce dossier en concertation avec le ministre-président et l’ensemble du gouvernement.” En interne, une source nous assure que des échanges inter-cabinets ont déjà eu lieu. Selon elle, si le recours devant le Conseil d’État bloque officiellement le dossier, il n’empêche pas juridiquement le lancement du chantier. La situation pourrait donc, théoriquement, être débloquée s’il y avait une décision politique en ce sens.

“Soit ce qu’on a maintenant nous permet d’agir vite, soit tout s’effondre et il faut tout refaire”

Il existe malgré tout le scénario de l’annulation du permis d’urbanisme. Cela impliquerait de nouvelles études, une nouvelle demande de permis et probablement plusieurs années de procédures supplémentaires. Le gouvernement bruxellois aura la tâche de retrouver un budget pour le nouveau projet, l’enveloppe de 16 millions d’euros n’étant plus garantie. “Soit ce qu’on a maintenant nous permet d’agir vite, de manière qualitative avec un intérêt financier évident pour la Région, soit tout s’effondre et il faut tout refaire. Dans ce cas, on perd de l’argent, on perd du temps et la Toison d’Or reste dans son costume actuel encore quelques années“, nous résume-t-on chez Groen.

Le haut de la ville fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines, depuis que plusieurs sociétés du groupe immobilier de Gérald Hibert onté citées en faillite. Il est le propriétaire de l’immeuble Toison d’Or ( qui abrite le magasin Apple, Zara,…) et près de 90% des espaces commerciaux des Galeries Louise (l’Espace Louise, la Galerie Louise et la Galerie Porte Louise) pour la plupart laissés vacants depuis de nombreuses années.

Maxime Dieu – Photos : Bruxelles Mobilité/Bruno Fortier

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