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Le niveau de bien-être des Belges n’a jamais été aussi bas depuis 2005, selon le Bureau du Plan

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Le bien-être des Belges a atteint en 2024 son plus bas niveau depuis 2005, selon le Bureau fédéral du Plan. La Belgique ne devrait par ailleurs atteindre qu’un tiers des objectifs de développement durable d’ici 2030.

Le niveau de bien-être des Belges n’avait plus été aussi bas depuis au moins 2005, ressort-il mercredi du rapport annuel du Bureau fédéral du Plan sur les indicateurs de développement durable. L’étude montre également que la Belgique n’est en passe d’atteindre qu’un peu plus d’un tiers des objectifs de développement durable (ODD) fixés pour 2030 par les Nations unies.

Avec 19 objectifs quasi-atteints sur les 51 de l’Onu, le bilan est cependant meilleur que l’an dernier. La Belgique obtient notamment de bons résultats dans les domaines de la formation tout au long de la vie, des zones marines protégées et de la recherche et développement. Il reste beaucoup à faire par contre en matière de risque de pauvreté, de population d’oiseaux des champs et de productivité énergétique. Globalement, le Bureau du Plan note que “la plupart des objectifs non atteints se situent dans le domaine social“.

Le Bureau du Plan a également analysé les niveaux de bien-être de la population depuis 2005. En 2024, le bien-être dans notre pays a atteint son niveau le plus bas depuis le début des estimations. Cette situation est notamment due à une détérioration de l’état de santé général (physique et mentale) ainsi que par une récente dégradation des indicateurs socio-économiques, notamment la privation matérielle sévère.

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Une analyse par tranches d’âges révèle d’importantes disparités en termes d’évolution du bien-être. Toutes les tranches d’âge ont vu leur bien-être diminuer depuis 2005, à l’exception notable des + de 65 ans qui sont les seuls à dépasser leur niveau de bien-être d’il y a 20 ans. Les jeunes, de 16 à 24 ans, ont à l’opposé vu leur niveau de bien-être largement fléchir sur les deux dernières décennies, avec un indicateur particulièrement important: celui de la santé. Depuis 2021, les problèmes de santé de longue durée sont notamment en nette augmentation chez les moins de 25 ans.

Dans son rapport, le BFP a aussi examiné l’évolution des ressources nécessaires aux générations futures en vue d’assurer leur bien-être. Si les capitaux humain, social et économique sont en augmentation, le capital environnement, qui englobe notamment la qualité des eaux et la biodiversité, “recule de manière conséquente depuis le début des années 1990“, pointe le Bureau du Plan.

Enfin, c’était une première, le BFP a évalué l’impact de la Belgique sur le bien-être dans le reste du monde à l’aide de 10 indicateurs. Il en ressort un impact positif “tant au travers d’une augmentation de la création d’emplois que des revenus“, mais un impact négatif sur l’évolution de la consommation d’eau et de matières premières et sur les risques pour la santé liés à l’utilisation de substances chimiques.

L’analyse globale de l’institution démontre que “le développement actuel de la Belgique n’est pas soutenable“, conclut Patricia Delbaere, experte en développement durable au BFP. “Non seulement notre bien-être se détériore, mais notre mode de vie actuel a également un impact négatif sur le bien-être des générations futures et celui dans le reste du monde.”

Belga – Photo : Belga Image

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