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Pédocriminalité : l’ancienne puéricultrice de l’ULB condamnée à 10 ans de détention, son ex-compagnon écope de 12 ans

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné mardi C.V., l’ancienne puéricultrice de la crèche de l’Université libre de Bruxelles (ULB) à 10 ans de détention pour des faits de viol, d’atteinte à l’intégrité sexuelle d’enfants de moins de 10 ans et la production, diffusion, détention et acquisition d’images à caractère pédopornographique.

Le tribunal a condamné son ex-compagnon, A.E., à 12 ans de détention pour les mêmes faits, dont la détention d’un nombre nettement plus important d’images et de vidéos pédopornographiques. Il a été condamné à 10 ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines, vu le risque de récidive le concernant. Le tribunal a souligné que sa personnalité n’était “pas en mesure de rassurer le tribunal” et qu’il présentait “une tendance à la manipulation”.

■ Reportage de Maria Bemba et Marjorie Fellinger

Alors que les désormais coupables ont nié les faits durant leur procès, le tribunal a déclaré l’ensemble des préventions établies dans leur chef. Le tribunal a déclaré mardi qu’il n’attribuait “aucune crédibilité” à leurs dénégations. Il a donc été acté par le tribunal, mardi, que la puéricultrice avait bien aidé son ancien compagnon à entrer dans la crèche de l’ULB pour y commettre des actes pédocriminels alors qu’elle était la seule puéricultrice en section, et ce à plusieurs reprises lorsqu’elle était employée de la crèche, entre juin 2020 et septembre 2022.

Le tribunal a insisté dans son jugement sur les messages, les images et les vidéos trouvées dans 5 téléphones des prévenus, dont certaines clairement reliées à crèche de l’ULB. Les téléphones ont révélé des photos de jeunes enfants, dont une série d’images et de vidéos provenant d’agressions sexuelles commises sur des mineurs de moins de 10 ans. Dans les téléphones appartenant au prévenu A.E., les fichiers étaient rangés par tranche d’âge. Les enquêteurs ont également constaté un certain nombre de messages effacés par A.E. sans raison explicite et dès lors, suspecte. Le téléphone de C.V. contenait 5 photos d’images intimes d’enfants de la crèche.

Le jugement prononcé mardi interdit C.V. (25 ans) d’entrer en contact avec les trois enfants concernés par les faits, ainsi que leurs parents. Il lui interdit d’approcher la crèche de l’ULB à moins de 300 mètres, pendant 10 ans. C.V et A.E. sont également interdits, pendant 20 ans, de toute activité professionnelle ou bénévole impliquant des mineurs sur lesquels ils auraient une position de confiance ou d’autorité.

Extrême gravité des faits

Le tribunal a insisté dans son jugement sur l’extrême gravité des faits et le mépris des deux auteurs pour l’intégrité physique, psychique et sexuelle d’autrui, en l’occurrence de très jeunes enfants. Le jugement reprend la longueur de la période infractionnelle: de juin 2020 à septembre 2022 pour les faits de viol et d’atteinte à l’intégrité sexuelle; de juin 2020 à février 2025 pour la production, détention, diffusion et acquisition d’images à caractère pédopornographique.

Concernant le coupable A.E., le tribunal a relevé dans son jugement prononcé mardi le “trafic odieux” auquel A.E. a participé, trafic qui a entraîné le viol de jeunes enfants. Le jugement souligne les “traits de personnalité narcissique” dans son chef et sa “tendance à l’instrumentalisation d’autrui”. Sa peine est plus longue que celle de la puéricultrice vu le nombre plus conséquence d’images et de vidéos trouvées dans ses téléphones. L’enquête avait aussi démarré, en juillet 2024, au départ d’un signalement pédocriminel le concernant, déposé auprès de la police par une travailleuse du sexe.

Concernant l’ancienne puéricultrice, le jugement pointe une absence de remise en question, une absence de considération pour les enfants dont elle avait la charge, une immaturité sur le plan affectif et un faible quotient intellectuel. Le tribunal correctionnel de Bruxelles n’a pas considéré que l’ancienne puéricultrice de l’Université libre de Bruxelles (ULB) avait été contrainte par son ancien compagnon à commettre des actes pédocriminels à la crèche. La défense de la prévenue avait soutenu pendant le procès que C.V. était la victime de menaces, d’intimidations et d’un contrôle coercitif exercé par A.E. pendant leur relation.

Absent à l’audience pour le prononcé du jugement, A.E. (41 ans) est actuellement détenu à la prison de Haren. Son avocat, qui le représentait mardi, a entendu le prononcé à sa place.
C.V. était présente à l’audience. Détenue préventivement sous la modalité du bracelet électronique, le procureur n’a pas demandé l’arrestation immédiate la concernant.

Belga

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