La commission Métro 3 finalise ses recommandations : une galère sur toute la ligne
L’objectif de la commission est de comprendre l’origine du fiasco de cette ligne qui devait relier le nord au sud de Bruxelles.
La commission spéciale chargée de se pencher sur la gouvernance du projet de métro 3 a entamé jeudi l’examen de ses constats et une bonne vingtaine de recommandations sur lesquelles la majorité semble se présenter en front uni.
Dans l’opposition, le PTB, Ecolo, la Team Fouad Ahidar (TFA) et DéFI ont déposé plusieurs dizaines d’amendements. L’intention est de terminer les travaux en commission par un vote encore jeudi. L’ensemble des constats et recommandations seront soumis à la séance plénière du 17 juillet prochain.
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Sur les constats, une majorité large semble se dégager pour ne pas considérer que le dossier a été entâché d’un conflit d’intérêts. C’était une hypothèse dont la Cour des comptes avait souhaité la vérification dans son audit critique sur la gestion du projet.
Une majorité large continue également de penser que le projet Métro 3 répond à un besoin réel et durable de mobilité dans le nord de la Région bruxelloise et que l’augmentation structurelle de la capacité de transport entre Albert et Bordet demeure un objectif pertinent.
Le document soumis au débat, constate toutefois que la gouvernance du projet a été marquée par une répartition complexe des responsabilités entre plusieurs acteurs institutionnels et plusieurs niveaux de pouvoir.
Un problème de financement dès l’origine
Autre constat : le financement du projet dépassait dès l’origine la capacité de financement propre de la Région de Bruxelles-Capitale. Au-delà des dépassements de coûts et les retards liés à une tendance fréquemment rencontrée dans les grands projets d’infrastructure, “des fragilités ont été révélées dans les mécanismes d’estimation, de financement et de gestion des risques“.
Les difficultés rencontrées au palais du Midi et à la gare du Nord “illustrent par ailleurs l’importance d’une meilleure anticipation des risques techniques, géotechniques et patrimoniaux“.
La commission spéciale constate également que la répartition des risques entre les pouvoirs publics et les entreprises n’était pas toujours optimale.
Dans son rapport soumis à validation, la commission relève enfin que les conséquences économiques, sociales et urbaines du chantier ont été sous-estimées.