La commissaire nationale à la lutte contre la drogue Van Wymersch appelle le parlement à revoir certaines règles en matière de vie privée

Pour traquer cette criminalité en pleine expansion en Belgique, et qui donne lieu à des événements de plus en plus violents, les enquêteurs doivent être en mesure de suivre des suspects sur internet, certaines messageries cryptées et plates-formes du dark web.

La commissaire nationale à la lutte contre la drogue, Ine Van Wymersch, a appelé mercredi le parlement à revoir certaines règles en matière de protection de la vie privée pour permettre à la police et à la justice de mieux poursuivre la criminalité liée à la drogue.

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Or, selon Mme Van Wymersch entendue mardi à la Chambre, l’anonymat est un obstacle à leur travail. “Voulons-nous, sous la pression de la protection de la vie privée, maintenir l’anonymat des criminels ou rétablir l’équilibre? Nous devons redonner à la police et à la justice les moyens de traquer les organisations criminelles et les ‘high value targets’ et de les traduire en justice. Je ne dis pas que toute la protection de la vie privée doit être remise en question. Mais lorsqu’il existe des indications de la commission d’un crime ou de l’appartenance à une organisation criminelle, il faut que les autorités judiciaires soient en mesure de rompre l’anonymat”, a-t-elle expliqué.

Belga

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19 mars 2024 - 16h08
Modifié le 19 mars 2024 - 16h10