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Fusillades à Bruxelles : “On doit pouvoir parler d’urgence nationale”

Bruxelles a récemment connu une série de fusillades dans plusieurs communes. Boris Dilliès, ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale (MR), était sur le plateau de Bonsoir Bruxelles pour revenir sur la crise sécuritaire actuelle.

Pour le ministre-président, on a dépassé le cadre d’une crise sécuritaire : “On doit pouvoir parler d’urgence nationale. Parce que quand vous en arrivez à ce que, finalement, des gens n’arrivent plus à vivre sans la peur au ventre dans leur quartier, qu’ils ont peur pour leur vie, pour la vie de leur famille, à l’évidence, il y a un gros problème et il faut tout faire pour le régler.

La Justice, l’Intérieur, le parquet de Bruxelles, la Région, les bourgmestres et les autorités de la police fédérale se sont réunis mercredi au siège de safe.brussels. À l’issue de cette réunion, plusieurs mesures ont été annoncées. “La région a des capacités, notamment en matière de coordination, mais aussi des possibilités pratiques. Et c’est pour cela qu’on a décidé notamment qu’il y aurait d’ores et déjà 20 caméras mobiles supplémentaires qui viennent s’ajouter aux 40 agents du fédéral, qui viennent s’ajouter également aux moyens mis en place par les zones de police coordonnées et donc l’ensemble de ces dispositifs doit pouvoir s’articuler pour aller dans la même direction et pour régler définitivement ce fléau” a rappelé Boris Dilliès.

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Le ministre-président invite également ses collègues à mettre de côté les jeux politiques pour se concentrer sur une lutte efficace contre le trafic de drogue. “J‘invite tous les acteurs politiques, quelle que soit leur famille politique, à ne certainement pas être dans ce petit jeu qui consisterait à dire que lorsque les responsabilités sont celles d’un niveau de pouvoir où votre famille politique n’est pas présente, c’est pas bon. Et lorsque votre famille politique est dans la responsabilité, c’est bon. On a toutes et tous une responsabilité.”

À ses yeux, la politique de prévention contre la drogue n’est pas optimale dans la capitale et il convient de la réévaluer. “On dépense des millions et des millions en matière de prévention (…) Il faut la prévention, il faut de la répression, mais il faut aussi pouvoir se poser la question à un moment donné, de savoir si cette prévention, elle peut être aussi réorientée et repensée par moment.”

Dans le reste de l’interview, il aborde également l’avenir des trottinettes et vélos partagés à Bruxelles, mais aussi l’objectif d’équilibre budgétaire.

■Revoir l’interview complète de Boris Dilliès dans la vidéo ci-dessus