Des vélos reconditionnés pour soutenir la mobilité des étudiants précarisés à Saint-Louis Bruxelles
L’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles a lancé un projet pilote visant à faciliter les déplacements des étudiants en situation de précarité, en leur proposant des vélos reconditionnés.
Dans le cadre de cette initiative baptisée “Vélo solidaire”, dix étudiants boursiers ont reçu gratuitement un vélo remis en état. Le projet est mené en partenariat avec plusieurs acteurs associatifs bruxellois, dont Pro Velo, Cyclo et Les Ateliers de la rue Voot. Ces structures récupèrent, réparent et redistribuent des vélos dans une logique d’économie circulaire.
L’initiative a suscité un intérêt important : près de 60 étudiants ont introduit une demande pour bénéficier du dispositif, dont 48 répondaient aux critères sociaux définis par l’université. “Nous disposions déjà d’un dispositif d’aide sociale assez complet, mais il nous manquait un levier essentiel : la mobilité. Comme nous équipons certains étudiants en ordinateurs, il nous semblait cohérent de pouvoir aussi les aider à se déplacer”, explique Laurence Albert, responsable du projet à l’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles.
Un enjeu d’autonomie
Selon l’université, l’accès à un vélo peut répondre à plusieurs besoins : trajets domicile-campus, horaires incompatibles avec les transports en commun ou encore conciliation entre études et emploi. “Ce projet coche toutes les cases : il soutient des étudiant·es qui n’auraient pas les moyens d’acheter un vélo, tout en donnant une seconde vie à du matériel existant. C’est une manière très concrète de lier aide sociale et durabilité.”
Les bénéficiaires suivent également une formation à la circulation à vélo avant de recevoir leur équipement. Présenté comme une phase pilote, le projet pourrait être étendu à l’avenir. L’université indique vouloir évaluer les possibilités de développement en fonction des moyens disponibles et des partenariats. “L’engouement que nous avons constaté montre qu’il existe un réel besoin. L’objectif est maintenant de voir comment pérenniser et développer l’initiative, en fonction des moyens disponibles et des partenariats”, conclut Laurence Albert.
Rédaction