Des chercheurs de l’HUB avancent sur une thérapie optimisée contre le cancer du sein
La radiothérapie pourrait contribuer à rendre certaines tumeurs du cancer du sein sensibles à l’immunothérapie. C’est ce qui ressort d’une étude clinique de l’Institut Jules Bordet, publiée dans la revue Nature Medicine, rapporte mercredi l’Hôpital universitaire de Bruxelles (HUB).
Les oncologues Alex De Caluwé et Laurence Buisseret, chercheurs de l’Institut Jules Bordet, ont participé à cette recherche. Ils se sont concentrés sur les cancers du sein dits “froids“, à savoir peu ou mal reconnus par le système immunitaire. Or, l’immunothérapie fonctionne principalement quand la tumeur est déjà “chaude” et attire des cellules immunitaires capables de l’attaquer.
L’étude clinique, baptisée NeoCheckRay, a testé la radiothérapie, non pas pour détruire la tumeur, mais pour déclencher une réponse immunitaire et rendre la tumeur “froide” plus sensible à l’immunothérapie.
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Les résultats sont encourageants, indique l’hôpital universitaire. La radiothérapie pourrait ainsi améliorer la réponse à l’immunothérapie grâce à une approche ciblée et un traitement adapté. “Cette étude constitue une étape importante pour comprendre comment combiner de manière optimale radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie dans le cancer du sein“, pointe ainsi Laurence Buisseret.
Cette approche signifie que les traitements déjà disponibles pourraient ainsi être optimisés, et ne pas engendrer de nouveaux coûts de soins. Les résultats doivent toutefois encore être confirmés dans un essai clinique de plus grande ampleur avant une éventuelle évolution des pratiques médicales.
Belga