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Les employeurs critiques à l’égard de la suspension sine die d’aides aux entreprises

Le gouvernement de la Région bruxelloise a décidé de suspendre, pour des raisons budgétaires, dans un délai très rapproché, certaines mesures de soutien aux entreprises bruxelloises, a annoncé lundi l’organisation patronale Unizo-Bruxelles. Celle-ci déplore notamment que cette suspension non communiquée en temps utile prenne les entreprises de court.

Le gouvernement bruxellois a décidé de stopper prématurément quatre aides aux entreprises, rapportent L’Echo et Bruzz. A la mi-juillet, il ne restait en effet que 6% du budget prévu. Selon Julie Huntz, de l’Unizo, ces mesures de soutien seront suspendues à compter du 12 août. Il s’agit notamment des mesures relatives à la formation et à la validation des compétences, à la consultance (y compris la transition et la reprise-cession), au recrutement et au coworking. Elle presse dès lors ceux qui le souhaitent à faire leur demande d’aide avant le 12 août.

Les primes à l’investissement, la numérisation et le lancement sont toutefois maintenues à l’aide des fonds restants“, a-t-elle précisé. Mme Huntz estime que cette mesure constitue un choix difficile, dont le timing, en particulier, suscite la controverse.

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Une mesure annoncée le 31 juillet et entrant en vigueur le 12 août ne laisse aux entrepreneurs que douze jours d’été pour réagir. Ceux qui avaient prévu de s’en occuper après les vacances se retrouvent désormais face à une porte close“.

Selon Julie Huntz, les partenaires sociaux n’ont pas été associés à la décision de supprimer ces mesures de soutien, si bien que l’on aboutit sur “une décision qui, sur le fond, peut-être justifiable, mais qui, dans sa forme, témoigne du peu de respect envers ceux qui doivent s’en accommoder“. Unizo Bruxelles souligne que les demandes introduites avant le 12 août relèvent de la réglementation actuelle.

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Mme Huntz a encore dit attendre avec curiosité les explications du cabinet du ministre de l’Emploi et de l’Économie, Laurent Hublet (Les Engagés). Elle souligne que Bruxelles recèle un fort potentiel pour les entreprises, “mais si toutes les mesures de soutien disparaissent aujourd’hui, on supprime également ce qui rend Bruxelles attractive“. Julie Huntz espère toutefois que cette mesure ne soit que temporaire et que le gouvernement prenne le temps de réaliser une analyse claire des conséquences de cette mesure.