Cécile Jodogne: “Il faut une simplification des règles d’urbanisme”

A Bruxelles, le respect de l’équilibre entre activité économique et développement urbain passe par une simplification des règles d’urbanisme, a rappelé mercredi la secrétaire d’Etat bruxelloise au Commerce extérieur Cécile Jodogne (Défi), en marge du Mipim, le salon des professionnels de l’immobilier qui se tient cette semaine à Cannes.

A Bruxelles, le respect de l’équilibre entre activité économique et développement urbain passe par une simplification des règles d’urbanisme, a rappelé mercredi la secrétaire d’Etat bruxelloise au Commerce extérieur Cécile Jodogne (Défi), en marge du Mipim, le salon des professionnels de l’immobilier qui se tient cette semaine à Cannes. “C’est pour garantir cet équilibre que le gouvernement bruxellois s’est lancé dans une vaste réforme du code bruxellois de l’aménagement du territoire (Cobat), une réforme qui touche à tous les aspects du développement territorial, allant des procédures de permis d’urbanisme à l’évaluation des incidences”, a-t-elle indiqué.

“Notre objectif est de simplifier les règles de l’urbanisme afin de toujours mieux répondre aux attentes des citoyens et des professionnels du secteur, tout en respectant la jurisprudence du Conseil d’Etat et la législation européenne”, a-t-elle ajouté en insistant sur la nécessité de maintenir des activités productives en ville. “Pour ce faire, il faut maîtriser le foncier”, a de son côté souligné Benjamin Cadranel (PS), l’administrateur général de citydev.brussels, en charge du développement urbanistique de la région et qui, à ce titre, “propose depuis plus de 40 ans des solutions immobilières, telles que les centres d’entreprises ou les incubateurs, permettant d’intégrer l’activité économique à la ville”. 

Une réforme qui doit simplifier mais… qui fait aussi l’objet de nombreuses critiques

Le projet d’ordonnance modifiant le Cobat, qui a été adopté par le Parlement en octobre 2017 et est en attente de promulgation, prévoit de simplifier une série de règles à suivre sur le plan urbanistique telles que la planification, les procédures de permis d’urbanisme, les permis d’environnement, l’évaluation des incidences, le patrimoine et les infractions urbanistiques. À l’époque, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), l’ARAU et le Bral avaient appelé les députés à voter contre cette réforme, considérant qu’elle ne visait pas suffisament un développement durable plus authentique et le renforcement de la participation citoyenne.

 

J. T.

 

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14 mars 2018 - 18h00
Modifié le 14 mars 2018 - 18h03