Manifestation des étudiants: le mouvement s’étend à onze écoles bruxelloises, les cours suspendus à l’Athénée Charles Janssens
L’Athénée Charles Janssens est toujours à l’arrêt. Et ce n’est pas la seule. Onze écoles bruxelloises ont été bloquées ce mercredi, recense Sébastien Demarche, coordinateur du collectif Mars Attacks, auprès de Bruzz. Le mouvement semble s’étendre dans la capitale.
■ Reportage d’Anaïs Corbin
Ils étaient déjà une centaine d’élèves à avoir bloqué pacifiquement les portes de l’Athénée Charles Janssens ce lundi. Une grève qui s’est poursuivie ce mercredi et devrait continuer jusqu’à vendredi, jour de grève nationale. Ces élèves et professeurs pointent du doigt les réformes pédagogiques et budgétaires. Ils se battent pour un enseignement moins élitiste et contestent les économies réalisées dans le secteur.
Selon la CGSP Enseignement, la grève des professeurs et des élèves va bien se poursuivre à l’Athénée Charles Janssens. Ce mardi, le pouvoir organisateur est venu à l’école afin de discuter avec les organisations syndicales au sujet des actions de la semaine. Selon le communiqué de la CGSP Enseignement, les cours étaient encore suspendus ce mercredi afin de permettre “au pouvoir organisateur d’entamer le même dialogue avec les élèves“.
En fin de journée, la CGSP a annoncé que les cours à l’Athénée Charles Janssens étaient suspendus jusqu’à vendredi.
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“Le mouvement se veut pacifiste”
Ce n’était pas la seule école bruxelloise à se mobiliser ce mercredi. Ce matin, notre journaliste Anais Corbin était présente à l’Athénée Communal des Pagodes où les étudiants étaient nombreux à bloquer l’entrée de l’établissement ce matin. “Le mouvement se veut pacifiste“, précise-t-elle devant l’établissement. “Ils sont arrivés au compte gouttes ce matin et sont accompagnés des professeurs. Preuve que le mouvement se veut non violent.”
Ensemble, ils s’opposent aux réformes mises en place par Valérie Glatigny. “Ils protestent contre l’augmentation du minerval avec des réthos qui sont concernés pour l’an prochain. Il y a également l’augmentation des heures obligatoires pour les professeurs, ainsi que les heures perdues par les autres. La qualité des batiments est également remise en cause. Le but de la mobilisation ici est de montrer qu’il est possible de revendiquer des actes concrets sans devoir forcément faire usage de la force. L’école continuera à être bloquée aussi vendredi dans le cadre de la manifestation nationale.”
D’autres écoles bruxelloises se joignent au mouvement
Les portes de l’Athénée Fernand Blum, avenue de Roodebeek à Schaerbeek sont également restées closes ce mercredi matin. Les élèves ont fait entendre leurs revendications devant l’établissement et klaxonner les automobilistes, sous la surveillance de leurs enseignants et de quelques policiers.
Selon nos informations, l’Athénée Robert Catteau et l’Institut des Arts et Métiers à la Ville de Bruxelles ainsi que l’Institut Saint-Vincent de Paul à Uccle étaient également bloquées ce mercredi. Le coordinateur du collectif Mars Attacks, Sébastien Demarche, ajoute l’Institut Sainte-Marie (Saint-Gilles), l’École secondaire plurielle Karreveld (Molenbeek), l’INRACI (Forest), l’École Active (Uccle) et l’École secondaire plurielle maritime (Molenbeek).
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Photo : BX1
