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Contestation du secteur de l’enseignement : Quintin réitère sa demande d’adopter la loi “casseur-payeur”

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) a réitéré son appel à adopter la loi “casseurs-payeurs”, après les incidents survenus lors de manifestations d’étudiants la semaine dernière.

“Il n’y a pas de raison que ce soit la collectivité qui paye”, a-t-il défendu sur le plateau de RTL-TVi dimanche, alors que de nouveaux appels à manifester lundi ont été lancés sur les réseaux sociaux.

En mars dernier, dans le cadre de l’accord conclu pour débloquer les dossiers de la présence de militaires dans les rues et des mesures contre la surpopulation carcérale, le gouvernement avait convenu de mettre en œuvre les dispositions visant les casseurs dans l’accord de gouvernement. Il est question de l’interdiction de manifester mais également de faire payer les personnes qui causent des dommages. Dimanche, M. Quintin a affirmé que le dossier se trouvait sur la table de la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V).

“Je n’ai pas de problème avec la contestation (…), mais on doit la faire dans l’ordre. Et ce qu’on voit là, ce ne sont pas des manifestations, c’est de la casse”, a affirmé le ministre.

Bernard Quintin a rappelé que la police était formée “à négocier l’espace public”, “et elle ne le fait pas de la même manière avec des enfants qu’avec des adultes…. Mais ce serait un peu trop facile de penser que, parce qu’on n’a pas 18 ans, on peut faire ce qu’on veut et que ça n’aura pas de conséquences. Il y aura des conséquences !”, a-t-il averti.

Dans les rangs de l’opposition, le PS a de son côté estimé dimanche que “l’expression de la violence est toujours le constat d’un échec”. Le Parti socialiste a appelé dans un communiqué “les manifestants à s’organiser et à traduire leur colère en actions non-violentes.”

“Le mal-être des enseignants et de la jeunesse a atteint un niveau trop élevé pour que la poussière retourne sous le tapis. Mesdames Degryse et Glatigny doivent désormais affronter la réalité en face : le seul effet de chacune de leurs expressions publiques est d’augmenter la tension sur le terrain. Seul le retrait de leurs mesures brutales est susceptible de ramener le calme et de mettre fin au chaos organisationnel qu’elles ont causé”, selon Martin Casier, chef de groupe PS au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Belga