Les employeurs réclament des mesures pour protéger les entreprises des prix de l’énergie
La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a appelé vendredi le gouvernement à prendre des mesures rapides pour protéger les sociétés d’un nouveau choc économique lié à la hausse des prix de l’énergie.
La fédération patronale redoute une crise de compétitivité et un choc industriel. Cette situation risque de “déclencher une spirale qui affectera à court terme notre tissu économique et l’emploi”, a averti son CEO, Pieter Timmermans.
Concrètement, la FEB exige que la norme énergétique, déjà décidée, devienne rapidement opérationnelle. À l’échelle européenne, les employeurs plaident pour une adaptation du système d’échange de quotas d’émission (ETS) d’ici l’été.
La coupole patronale souhaite également freiner la répercussion de la hausse des coûts de l’énergie sur les salaires, mécaniquement entraînée par le système d’indexation automatique. “Dans les pays voisins, un tel effet est étalé sur une plus longue période, ce qui le rend plus gérable. Nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons modérer la répercussion des prix de l’énergie dans l’indexation des salaires”, explique Pieter Timmermans. Le dirigeant a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’une “attaque contre l’index”.
Enfin, la fédération met en garde contre l’adoption de mesures non ciblées, comme celles prises en 2022, lorsque des chèques énergie avaient été distribués à tout le monde. La FEB recommande de tenir compte du contexte budgétaire et de cibler les mesures de soutien.
Belga – Photo : Belga