Le secteur de la construction est le moteur de l’économie bruxelloise, selon l’IBSA
Malgré l’incertitude, L’économie bruxelloise se maintient. C’est le constat du dernier Baromètre conjoncturel de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse. La Région connaît une croissance en dépit du contexte international
Le secteur de la construction est un des moteurs de l’économie bruxelloise. En 2025, il affiche une progression de 6 %. Derrière ce chiffre, on retrouve surtout la construction de bâtiments et la promotion immobilière mais aussi les travaux spécialisés. Une performance notable, surtout dans un contexte marqué par la hausse des coûts des matériaux et de l’énergie. C’est le cas aussi pour les industries pharmaceutique, alimentaires et la fabrication d’équipement électriques
L’économie marchande bruxelloise parvient à rester légèrement positive, avec une croissance de 0,4 % sur l’année. Une progression modeste, mais qui témoigne d’une certaine résistance face aux enjeux et perturbations internationales.
Mais derrière ce moteur, d’autres secteurs s’essoufflent
Longtemps pilier de l’économie bruxelloise, les services aux entreprises stagnent aujourd’hui. Et certains domaines reculent même. C’est le cas des technologies de l’information, en baisse de 2 %, ou encore de l’audiovisuel, fortement touché, avec une chute de 15 % pour la programmation et la diffusion.
Un ralentissement qui s’explique en partie par les transformations rapides du secteur, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle.
Du côté des services aux particuliers, le tableau est contrasté. L’hébergement se porte bien, avec une hausse de 10 %, signe du retour des visiteurs. Le service aux personnes reste stable. Mais le commerce de détail, lui, reste en difficulté et n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire.
Autre signal plus préoccupant : le marché du travail
L’emploi salarié recule à Bruxelles. En 2025, on compte 4 500 travailleurs de moins qu’un an auparavant. L’emploi diminue pendant quatre trimestres consécutifs, une première depuis plus de dix ans
Dans le même temps, le chômage continue d’augmenter. En mars 2026, près de 95 000 personnes sont inscrites comme demandeuses d’emploi, soit une hausse de près de 5 % sur un an.
Une situation accentuée par la réforme des allocations de chômage, qui pousse davantage de personnes vers les CPAS.
■ Les explications d’Anaïs Corbin dans Bonjour Bruxelles