Audi Forest: le bourgmestre espère une fin de négociation pour la fin de l’année, “l’enfer serait d’avoir une nouvelle friche”
“Je peux vous garantir que ça avance”: le bourgmestre de Forest, Charles Spapens (PS), espère une fin de négociation pour l’ancien site d’Audi d’ici “la fin de l’année”. Il est l’invité de Bonjour Bruxelles.
Au mois de mars dernier, le nouveau gouvernement bruxellois approuvait le choix fait avant sa mise sur pied de faire de la vaste zone de l’ancien Audi Forest un site industriel dans la ville, économiquement attractif, pour recréer des emplois industriels à Bruxelles. L’objectif est de vendre le site à un repreneur pour y attirer de nouvelles activités à même de maximiser le nombre d’emplois de qualité, en tirant profit d’une très bonne localisation par rapport au nœud ferroviaire tout proche. L’accord de gouvernement bruxellois prévoit d’en faire une zone franche pour en accélérer le développement via l’octroi rapide de permis, pour former des travailleurs aux nouvelles activités qui y seront envisagées et y accorder des encouragements fiscaux.
“J’ai envie de dire que pour une fois, il y a une une ligne politique comprise par toutes et tous, et une ligne politique de la commune jusqu’au fédéral qui est globalement la même“, souligne Charles Spapens ce mardi. “Il y a eu des petites péripéties sur éventuellement certains modèles économiques, mais aujourd’hui, tout le monde travaille main dans la main pour aller de l’avant. Et les réunions ont lieu de manière régulière, en tout cas au niveau de la Région.”
“C’est un site privé“, précise le bourgmestre de Forest. “Finalement, il y a deux privés qui se parlent et les pouvoirs publics aident à avoir le meilleur projet possible et à pouvoir renseigner, donner un maximum d’informations pour que cette très importante du territoire forestois et importante partie du territoire régional ne devienne pas une friche. Donc c’est clair que ce n’est pas médiatisé, mais je peux vous garantir que ça avance. Les ministres régionaux ont clairement poursuivi le travail de leurs prédécesseurs et il y a une volonté de toutes et tous d’avancer. Et quand je dis toutes et tous, je prends à la fois le politique et à la fois le privé.”
“Mais dans les négociations finales en terme de prix, de discussions entre privés, c’est aussi à ce moment là que ça peut capoter“, conclut Charles Spapens. “Je suis un éternel optimiste donc j’espère sincèrement que ça va pouvoir se clôturer, parce que l’enfer serait vraiment d’avoir une nouvelle friche. Actuellement, les acteurs principaux parlent d’une d’une fin de négociation pour la fin du mois de juin, voire un peu plus tard. Mais de manière réaliste, il y a tellement de choses à régler dans ce dossier que je serai très heureux que ça puisse être réglé pour la fin de l’année.”