Boris Dilliès répond aux critiques de Frédéric Van Leeuw sur la création d’un commissaire régional aux drogues: “Des propos honteux et choquants”
Le ministre-président bruxellois, Boris Dilliès, défend la création d’un poste de commissaire régional aux drogues à Bruxelles, vivement critiquée par le procureur général de Bruxelles, Frédéric Van Leeuw, sur BX1.
Mercredi soir sur BX1, le procureur général de Bruxelles, Frédéric Van Leeuw, a critiqué la création de ce poste, alors que le processus de recrutement est en cours. Il estime qu’un commissariat régional risque de faire doublon avec le commissariat national aux drogues. “Avoir un commissaire au niveau fédéral et un autre au niveau de la Région, ça me fait rire. Ça ne va pas”, a-t-il déclaré. “Honnêtement, on pourrait investir cet argent autrement. Au parquet de Bruxelles, ils n’ont pas suffisamment d’employés pour traiter les dossiers, et on va faire une nouvelle structure, alors qu’il y en a une au niveau fédéral qui va faire exactement la même chose. Il y a quand même un problème”, a-t-il ajouté.
Des propos qui ont fait bondir Boris Dilliès, le ministre-président bruxellois. “C’est honteux et d’une malhonnêteté intellectuelle crasse”, commence-t-il. “Soit il ne connaît pas le sujet, soit il a choisi de faire de la politique.”
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Il estime que cette nouvelle fonction permettra de mieux coordonner les acteurs de la prévention, de la sécurité et de la santé dans la lutte contre le narcotrafic. “Le commissaire régional aux drogues n’est pas un doublon, c’est un chaînon manquant”, affirme Boris Dilliès.
Selon lui, la coordination à l’échelle régionale est indispensable pour répondre à la situation du narcotrafic à Bruxelles. Boris Dilliès insiste sur la complémentarité du dispositif avec les structures fédérales. La fonction a été conçue en concertation avec la commissaire nationale aux drogues, Ine Van Wymersch, qui a également participé à la procédure de sélection, tout comme le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil. “Ces propos alimentent une forme d’antipolitique pour dire que nous jetons l’argent par les fenêtres.”
Intégré à l’administration régionale de la sécurité Safe.brussels, le commissaire aura pour missions de définir une stratégie régionale et de coordonner les acteurs de terrain. La nomination du commissaire doit intervenir dans les prochains jours.
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Par ailleurs, le futur commissaire bénéficiera d’une rémunération équivalente à celle d’un directeur de service et pourra s’appuyer sur une équipe dédiée. “La lutte contre le narcotrafic est un enjeu majeur pour Bruxelles. Il est normal que nous y consacrions les moyens nécessaires”, défend le ministre-président dans un autre communiqué.
Depuis le 1er janvier 2026, les affrontements entre gangs ont donné lieu à 74 fusillades à Bruxelles, faisant deux morts et 28 blessés, selon les chiffres arrêtés au 30 septembre 2026.
La rédaction