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La mobilisation des jeunes suscite des échanges électriques au parlement

Hurlements et doigts levés: le ton est monté de plusieurs crans mercredi après-midi en séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles au moment d’aborder le mouvement de mobilisation des jeunes en faveur de l’éducation.

Après plusieurs jours d’agitation parfois violente, les députés de l’opposition PS, PTB et Ecolo ont dénoncé avec force tant les mesures politiques qui ont alimenté le mécontentement que la réponse jugée inadéquate du gouvernement face à la contestation.

“Vos mesures sont perçues par nos jeunes comme injustes et violentes“, a attaqué Christie Morreale (PS). “Alors que vous aviez promis en septembre de reprendre le chemin du dialogue, vous n’avez eu d’autre message envers les jeunes que de leur dire qu’ils étaient instrumentalisés“, a fustigé l’ancienne ministre.

Pour Amandine Pavet (PTB), il est logique que la jeunesse soit aujourd’hui dans la rue. “Vous leur dites qu’il n’y a pas d’argent pour leur éducation, pour leur transport public… mais vous claquez des milliards pour un avenir de guerre et de violences!“, s’est-elle emportée.

S’exprimant pour les Verts, Barbara Trachte a déploré que le gouvernement n’ait offert à ces jeunes en plein désarroi qu’une “réponse condescendante, un grand silence ou une assimilation à des fauteurs de troubles“.“Mépriser les jeunes est contraire aux missions notre institution et complètement contre-productif“, a jugé l’écologiste.

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Dans la majorité, élus MR et Engagés ont laissé entendre des analyses différentes, mais sans évoquer ni l’un ni l’autre le fond des griefs avancés par les élèves mécontents. Tout en reconnaissant le droit de manifester, Diana Nikolic (MR) a déploré les violences et plaidé pour que le choix de ceux qui veulent aller aux cours soit respecté. “La place d’un élève, c’est à l’école. Ce n’est pas le MR qui le dit, mais la loi sur l’obligation scolaire“, a insisté l’élue liégeoise.

Dénonçant elle aussi les violences constatées, Sophie Fafchamps (Engagés) a toutefois appelé à ne pas retenir de la séquence les seuls débordements de la jeunesse. “Leur inquiétude est réelle“, a estimé l’élue, pointant une ère du temps anxiogène faite de crises économiques, de menaces de guerre et péril climatique. “Comment peuvent-ils être rassurés par rapport à leur avenir? (…) Il n’y a pas de solution dans la répression mais dans le dialogue“, a-t-elle insisté.

Interpellée directement par les députés, la ministre de l’Education, Valérie Glatigny (MR), est apparue mercredi moins ferme que la semaine dernière. “Je comprends leur besoin de s’exprimer, mais pas de casser et de brûler. (…) Cette violence éclipse le message des jeunes“, a dit la ministre. Celle-ci a à nouveau démenti toute réduction de l’encadrement des élèves ou un désinvestissement dans les bâtiments scolaires.Un message qu’elle répètera sans doute mercredi à l’occasion d’une rencontre prévue avec le comité des élèves francophones (CEF) ce mercredi en fin de journée à son cabinet.

S’exprimant elle aussi lors de ce débat par moments aussi sonore que chaotique, la ministre de la Jeunesse, Valérie Lescrenier (Engagés) a répété qu’elle se rendrait ce jeudi à Liège pour rencontrer les protestataires. “Leur colère doit être entendue et transformée en dialogue“, a plaidé la centriste.

Belga