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Mouvement des jeunes : “On nous dit que nous sommes l’avenir du pays, mais on n’investit pas pour nous”

Depuis une semaine, les lycéens français ont mis le feu aux poudres dans l’Hexagone. Chez nous, le mouvement a fait tache d’huile, principalement en région liégeoise. À Bruxelles, les élèves de l’athénée Charles Jansens d’Ixelles ont également manifesté ce lundi. Quelles sont les revendications de ces adolescents ? Existe-t-il une récupération politique du mouvement ?

Ce mardi, un cortège a démarré place Saint-Lambert. Des poubelles ont été incendiées et quelques vitrines cassées. Nous n’avons pas encore le bilan complet. Hier, 30 arrestations administratives ont eu lieu. À Arlon aussi, cela a chauffé avec 15 arrestations. À Charleroi, ce sont 21 mineurs qui ont été arrêtés. À Hannut, un jet de pétard dans une cour de récréation de l’école primaire a légèrement blessé deux enfants. À Virton, 200 élèves ont manifesté dans le calme. Aujourd’hui, plusieurs manifestations pacifistes ont eu lieu en province de Liège. À Bruxelles, des actions sont prévues ce vendredi. À chaque fois, les revendications sont semblables : les jeunes demandent plus de moyens pour l’école, des bâtiments en meilleur état et des professeurs plus nombreux pour donner cours et aussi la diminution du prix du minerval. 

► Lire aussi : Manifestation des élèves à l’Athénée Charles Janssens: “Notre mouvement est entièrement pacifiste”

“Nous nous mobilisons car nous voyons que notre école perd des moyens. On nous dit que nous sommes l’avenir du pays et pourtant, on nous donne moins de moyens, explique Félix Xhenseval, du Comité des élèves francophones. Nous avons moins de professeurs, des classes surchargées et des établissements dans un mauvais état.”

Parmi les revendications, on retrouve aussi le prix du minerval passé à 1.200 euros. “Le 16 septembre, nous étions déjà dans la rue et nous sommes une génération qu’on abandonne, ajoute Lenaïk Dumont de la FEF. Tout le monde ne peut pas se permettre de mettre ce prix. Et même si on a un palier intermédiaire, il est plus haut qu’avant.”

► Lire aussi : Bernard Quintin sur les manifestations étudiantes: “Il est tout à fait possible de porter ses revendications sans tout casser”

En France, les manifestations ont parfois dégénéré. Idem en Belgique. “C’est quelque chose de systémique dans le traitement des manifestations et des mouvements de jeunes, commente Félix Xhenseval. On parle beaucoup des violences et pas de nos revendications. Les jeunes préféreraient être en cours. Mais les violences, c’est aussi une dénonciation des violences de l’État. La manière dont la police intervient est également disproportionnée.”

► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 17h à 19h

■ Une interview de Lenaïk Dumont et Félix Xhenseval au micro de Fabrice Grosfilley et Vanessa Lhuillier dans Bonsoir Bruxelles