Fin de la gratuité des repas scolaires: une chute de 68% de l’accès aux repas chauds
La fin de la gratuité des repas scolaires lors de la récente rentrée des classes a provoqué une chute de 68 % de l’accès aux repas chauds dans les écoles défavorisées de la Fédération Wallonie-Bruxelles, révèlent mardi la Ligue des familles et École à table, une association qui accompagne les écoles pour améliorer l’accès à des repas scolaires de qualité.
L’enquête, réalisée du 4 au 24 septembre, s’appuie sur les réponses de 169 établissements sur les 330 qui bénéficiaient de ce dispositif. Avec la fin des financements, une école sur quatre a complètement supprimé son service de repas. Dans les établissements qui les ont maintenus en les rendant payants, les inscriptions ont chuté de 60% en ce mois de septembre. Pour les parents concernés, la facture s’élève désormais à un montant compris entre 54 et 78 euros par mois et par enfant. À l’inverse, le taux de participation est resté stable dans les huit écoles de l’échantillon qui ont réussi à maintenir la gratuité, soulignent les deux organisations.
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Près de la moitié des directions d’école interrogées constatent que des enfants arrivent l’estomac vide le matin, et 43% rapportent des cas d’élèves qui n’ont rien du tout à manger le midi. “Les repas chauds sont une réelle plus-value pour l’enseignement. Avoir un repas équilibré est essentiel au bon fonctionnement neuronal des élèves”, témoigne une directrice.
Selon la Ligue des familles et École à table, ces résultats doivent impérativement peser sur les négociations budgétaires en cours. Les deux associations appellent les décideurs politiques à revenir sur leur décision et à refinancer des repas complets, gratuits, sains et durables dans les écoles les plus vulnérables de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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Belga