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Repas scolaires : “De 340 élèves qui prenaient le repas chaud, je suis passé à 75 pour cette rentrée”

Depuis cette rentrée, les établissements scolaires de la Fédération Wallonie Bruxelles ne perçoivent plus de subsides dédiés à la gratuité des repas scolaires. Conséquences : ils ne proposent plus de repas chaud gratuit pour les élèves de l’enseignement différencié et beaucoup de boîtes à tartines sont vides et déséquilibrées.

Par mesure d’économie, la Fédération Wallonie Bruxelles a donc supprimé l’appel à projets pour les repas gratuits dont le montant s’élevait à 21 millions d’euros. A présent, 14 millions d’euros ont été alloués à la dotation générale pour l’enseignement différencié. C’est donc aux directions d’établir leurs priorités. A l’école Sainte-Antoine de Forest, le personnel a constaté un retour de la boîte à tartines. Cela pourrait ne pas être problématique, mais en réalité, elles sont souvent vides ou alors ne contiennent pas un repas équilibré. “C’est ce que je craignais. C’est le retour des frites froides et des produits blancs, explique Pierre Laurens, directeur de Saint-Antoine. Et surtout, c’est le retour du sucre. Certains ne mangent que cela.”

S’il est trop tôt pour tirer des conclusions sur l’apprentissage des enfants, le directeur rappelle que lors de l’introduction du repas chaud pour tous, les résultats scolaires ont progressé et que l’après-midi, les enfants étaient plus attentifs.

► Lire aussi : Ville de Bruxelles : des repas chauds à 2 euros malgré la suppression des subsides

A Ixelles, on a décidé de maintenir la gratuité pour les familles pour un montant de 200.000 euros annuels. “C’est un choix politique que nous avons fait, explique Nevruz Unal, échevine socialiste des repas scolaires à Ixelles. Au niveau de la Fédération Wallonie Bruxelles, cette enveloppe n’était pas la plus importante. Nous allons à l’encontre des recommandations européennes.”

A Saint-Antoine, on a fait appel à des dons pour pouvoir offrir 25 repas chauds pour les familles les plus en difficulté. S’il est trop tôt pour tirer un bilan, aux Cuisines bruxelloises, on enregistre une diminution d’environ 40% des commandes pour l’enseignement différencié.

► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 17h à 19h

■ Une interview de Nevruz Unal  et Pierre Laurens au micro de Fabrice Grosfilley et Vanessa Lhuillier dans Bonsoir Bruxelles