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Trottinettes et scooters électriques, Segway, monoroues : “Le Code de la route est appelé à encore évoluer ! “

Depuis quelques années, une nouvelle forme de mobilité s’est invitée dans les rues de Bruxelles. Trottinettes électriques, scooters, gyropodes ou encore gyroroues font désormais partie du quotidien des Bruxellois. Mais que dit la loi à propos de ces engins légers motorisés ? Et quels sont leurs avantages ?

Les engins légers motorisés ont progressivement envahi les rues de la capitale. Parmi eux, on retrouve évidemment les trottinettes électriques. Leur autonomie varie généralement entre 20 et 40 kilomètres et leur utilisation reste relativement simple.

Les scooters électriques sont également de plus en plus présents. Faciles à conduire et à entretenir, ils constituent une alternative intéressante pour les déplacements urbains.

Dans les rues de Bruxelles, on peut aussi apercevoir des skateboards électriques ou encore des gyroroues, ces engins électriques équipés d’une seule roue. Leur principal avantage est leur format compact : ils sont relativement faciles à transporter au bureau, dans le train ou dans le métro.

Parmi les engins électriques moins connus, on retrouve les gyropodes, aussi appelés Segway. Il s’agit d’une plateforme à deux roues sur laquelle l’utilisateur se tient debout. Leur principal avantage réside notamment dans leur faible consommation : environ 0,25 euro pour 100 kilomètres, avec une autonomie pouvant atteindre au moins une heure et demie. “Cette nouvelle mobilité est appelée à rester, même si certains engins ont déjà commencé à disparaître. On ne voit presque plus de Segways et les monoroues sont devenues très rares. C’est vraiment la trottinette électrique qui a pris le dessus sur les autres engins de déplacement.” affirme Benoit Godart, porte-parole de Vias.

Tous ces engins soulèvent toutefois des questions en matière de sécurité. À ce propos, dès le 1er janvier prochain, les trottinettes électriques seront interdites à Bruxelles. Une décision regrettable pour Suzanne Ryvers, chargée de mission pour Way To Go : “Il ne faut pas interdire ces engins qui sont une solution pour énormément de gens. On parle de 780 000 utilisateurs et de 10 millions de trajets par an.”

La législation a progressivement évolué pour encadrer l’utilisation de ces engins légers motorisés. Désormais, plusieurs règles doivent être respectées :

  • il est interdit de transporter un passager ;

  • la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h ;

  • l’utilisation de ces engins sur la voie publique est interdite aux moins de 16 ans ;

  • il est interdit de circuler sur les trottoirs.

La loi a mis du temps à suivre l’évolution de cette nouvelle mobilité. Mais dernièrement, les règles ont encore évolué. Depuis le 1er septembre notamment, le port du casque est obligatoire à trottinette lorsque l’on roule à plus de 20 km/h.

Entre nouvelles habitudes de déplacement, avantages pratiques et enjeux de sécurité, les engins légers motorisés occupent désormais une place importante dans la mobilité bruxelloise.

■ Interview de Maria Bemba et Fabrice Grosfilley