Robots-taxis : ” D’ici trois à cinq ans, on aura des véhicules sans conducteurs à Bruxelles !”
Les robots-taxis, ces véhicules entièrement autonomes, circulent déjà depuis un certain temps en Chine et aux États-Unis, notamment à Los Angeles. La ville est devenue l’un des plus grands marchés mondiaux pour cette technologie. Les entreprises tentent à présent de s’implanter en Europe. Ces robots taxis vont-ils arriver à Bruxelles ? Et dans quelles conditions ?
Globalement, en Belgique, le nombre de licences de taxi a augmenté de 20,5 %. On compte actuellement 12 547 véhicules immatriculés avec une plaque T.
Dans le détail, à Bruxelles, on compte 3 233 véhicules taxis. Mais attention, il faut distinguer les taxis de station, à savoir les taxis classiques qui se trouvent sur des emplacements bien spécifiques. On en compte 1 416 à Bruxelles. À côté de cela, on compte 1 817 taxis de rue. Ce sont les taxis qui doivent être réservés via des applications.
Les robots-taxis vont-ils arriver à Bruxelles ?
Certains experts déclarent que l’Europe adopte plus lentement cette nouvelle technologie, notamment en raison de règles de sécurité plus strictes.
D’après Xavier Tackoen, expert associé chez Espaces Mobilités : “ Selon la réglementation et la vision de la Région bruxelloise, d’ici trois à cinq ans, on aura des véhicules sans conducteurs à Bruxelles. C’est d’ailleurs une réalité en Chine : des milliers de robots taxis roulent dans les rues. “
Il déclare par ailleurs que les citoyens qui ont l’occasion de les tester sont assez favorables à cette avancée. ” Il y a une acceptation sociale des usagers. Après cinq minutes, ils font confiance au système.”
De grands groupes veulent lancer des essais sur tout le continent européen.
Londres a ouvert la voie : des véhicules autonomes circulent depuis quelques jours dans les rues de la capitale. Des essais sont prévus à Madrid ou encore à Munich. La Suisse prévoit également de lancer un projet pilote. Et puis, en France, le gouvernement a récemment autorisé Tesla, l’entreprise d’Elon Musk, à réaliser des essais avec deux véhicules autonomes. Une filiale de Google a, elle aussi, ouvert une antenne à Paris pour effectuer des tests.
Cette réalité interroge le secteur des taxis. ” Nous ne sommes pas contre les nouvelles technologies, tant que cela est fait de manière réglementée. Mais il ne faut pas qu’il y ait de concurrence déloyale” , affirme Khalid Ed Dhengir, président de la Fédération Belge des Taxis.