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“Notre maison est en feu, réagissez en conséquence!”: une banderole de Greenpeace déployée devant le Parlement fédéral

Des activistes de Greenpeace ont déployé jeudi devant le Parlement fédéral une banderole de plus de 20 mètres, portant le message orné de flammes “Notre maison est en feu, réagissez en conséquence!”. Le déploiement a eu lieu peu après 14h30, au moment où débutait la première séance plénière après l’été. Des alarmes fictives et des fumigènes ont également été utilisés.

Deux policiers en civil étaient sur place. En accord avec la police, les militants de Greenpeace ont eux-mêmes retiré la banderole. À l’intérieur, dans la tribune réservée au public de la Chambre, certains activistes ont voulu faire passer leur message, mais cela n’a pas interrompu la séance.

Les activistes voulaient dénoncer l’inaction du gouvernement après un été marqué par les canicules, la sécheresse et de multiples feux de forêt. Pour Greenpeace, cet été 2026 doit agir comme un “électrochoc”, l’organisation regrettant que le climat n’occupe pas une place suffisante dans l’agenda politique.

Elodie Belleflamme, experte énergie et climat chez Greenpeace, a rappelé le lourd bilan humain des vagues de chaleur de cet été, avançant un chiffre de 3.000 morts en raison de la canicule. Selon l’institut de santé publique Sciensano, les trois vagues de chaleur de cet été ont coûté la vie à 2.935 personnes en Belgique.

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Greenpeace met en avant deux grands axes d’action. D’une part, la Belgique doit mieux s’adapter au climat actuel et futur, notamment en rendant les logements, les hôpitaux et les maisons de retraite plus résistants à la chaleur et en réservant davantage d’espace à la nature. D’autre part, l’organisation réclame un soutien public accru pour aider les citoyens et les entreprises à abandonner les combustibles fossiles.

“On sait que les solutions existent”, a affirmé Elodie Belleflame. “Ces solutions nécessitent que le gouvernement prenne ses responsabilités”. Greenpeace rappelle que le dérèglement climatique aura un “coût” sur le budget. “On parle de jusqu’à cinq points de PIB d’ici à 2050. La vague de chaleur que l’on a connue en juin a coûté un demi-milliard d’euros en trois jours à la Belgique. Agir aujourd’hui coutera moins cher que de ne rien faire du tout”, a-t-elle conclu.

Greenpeace a adressé ce message au gouvernement fédéral et aux députés du Parlement fédéral.

Belga – Photo : Belga Image