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Villo! en bout de course : voici à quoi pourrait ressembler son successeur

Les Villo! font partie du paysage bruxellois depuis 18 ans. Le contrat avec l’exploitant JCDecaux a été prolongé pour deux ans. La société est candidate à sa propre succession et compte bien faire évoluer son modèle.

Avec 5000 vélos jaunes et 360 stations réparties dans toute la région bruxelloise, Villo! a pas mal de succès et les chiffres le prouvent. Le système répond à une demande, mais son image prend un coup de vieux. Vélo défectueux, problème autour de l’électrification, des séries de batteries ont notamment été rappelées.

Il faut dire que cela fait 18 ans que Villo! est à Bruxelles, une éternité quand on voit les nouveaux moyens de mobilité.C’est une question de contrat qui était très contraignant, à la fois pour la région qui ne pouvait pas investir, et à la fois pour nous, car on n’avait pas de liberté à la fois tarifaire ou pour trouver d’autres sources de revenus pour pouvoir réinvestir dans le système“, explique Jérôme Blanchevoye, directeur de JCDecaux. “Et avec une durée de 18 ans qui va être 20 ans maintenant, évidemment notre système a pris un petit coup de vieux.

► Voir aussi | La concession de Villo! devrait être prolongée, en attendant “un meilleur système”

Les Villo! arrivent maintenant en bout de course, ils doivent être remplacés d’ici 2 ans. Un appel à candidatures va être lancé par la Région pour dégoter un nouvel opérateur. La ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt, imagine déjà le futur de Villo! “Un vélo attractif doit être là et disponible, avec des stations pour garer son vélo et retirer son vélo. Il doit pouvoir être chargé à la borne, sans avoir à prendre la batterie avec soi pour la charger à la maison. Il faut aussi que le prix soit accessible. Pour l’instant, Villo!, c’est 35 euros par an, ce n’est pas beaucoup et c‘est beaucoup plus concurrentiel que les vélos en libre partage, parce que c’est un système qui offre un service public.

La Stib a été évoquée, mais le marché devrait plutôt intéresser des opérateurs privés. JCDecaux sera d’ailleurs candidat à sa propre succession : “A priori, nous serons candidats avec un système différent où le vélo a sa batterie qui est intégrée, et quand vous remettez le vélo dans la station, il se recharge tout simplement. Donc vous n’avez plus à réfléchir sans arrêt à recharger le vélo en station“, décrit le directeur de JCDecaux.

Le groupe français a peut-être déjà l’avantage de ses 360 stations existantes. Ce qui est sûr, c’est que le nouveau système cohabitera avec deux autres opérateurs privés de vélos en libre service.

■ Reportage de Thomas Dufrane et Yannick Vangansbeek