Le secteur des taxis manifeste à Bruxelles après “dix ans d’asphyxie”
Une trentaine de taxis ont manifesté vendredi à Bruxelles pour réclamer des modifications des réglementations bruxelloise et flamande du secteur. Après des rencontres avec les cabinets de la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) et du ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR), les représentants des chauffeurs dressent un bilan “plutôt positif” de la journée.
Boris Dilliès n’était pas présent lors de la rencontre. Une délégation a été reçue par son directeur de cabinet adjoint. “On ressort de cette réunion avec le sentiment que les choses avancent“, a déclaré à Belga Jean-Paul Mbenti, de l’Association belge des chauffeurs limousine (ABCL). Les discussions ont porté sur plusieurs dispositions de l’ordonnance bruxelloise que le secteur juge discriminatoires. Les chauffeurs réclament notamment l’accès aux sites propres, la possibilité de céder ou vendre leurs licences ainsi qu’une révision à la hausse du tarif minimum.
Ils dénoncent également les commissions prélevées par les plateformes, qui peuvent atteindre 35%, selon Jean-Paul Mbenti.
Celui-ci indique qu’une rencontre avait déjà eu lieu jeudi avec le cabinet de la secrétaire d’État bruxelloise compétente Karine Lalieux (PS). Selon lui, les dispositions contestées de l’ordonnance devraient être revues d’ici la fin de l’année. “On travaille dessus depuis près de quatre ans. Au moins aujourd’hui, on a une deadline”, souligne-t-il.
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Plus tôt vendredi, la délégation a rencontré le cabinet d’Annick De Ridder. Elle y a notamment abordé le prix au kilomètre et le décret flamand encadrant le secteur. Jean-Paul Mbenti affirme que certains chauffeurs pratiquent en Flandre des tarifs inférieurs à un euro par kilomètre alors que le carburant approche deux euros le litre. “Ces chauffeurs roulent à perte“, estime-t-il.
Les chauffeurs s’étaient rassemblés vendredi matin boulevard Pachéco. Ils dénoncent “dix ans d’asphyxie” face à la concurrence de multinationales comme Uber.
“Les chauffeurs de taxi sont toujours confrontés à une accumulation de difficultés qui ne font qu’augmenter“, affirme Jean-Paul Mbenti, qui cite également la hausse du prix des carburants et la pression fiscale. Selon lui, les réglementations actuelles ne répondent pas aux besoins des chauffeurs réguliers et l’activité n’est plus rentable dans ces conditions.
Belga