Enseignement : “Quand on voit l’état des bâtiments scolaires aujourd’hui, c’est à pleurer”
Les enseignants se sont mobilisés aujourd’hui à Liège contre les économies dans leur secteur. Ils étaient 13.000 manifestants d’après les syndicats, 10.000 selon la police. Enseignants, étudiants et parents dénoncent les suppressions de postes et la hausse des coûts.
Fabrice Grosfilley a reçu dans son émission Bonsoir Bruxelles, Fabrice Pina, secrétaire régional de la CSC Enseignement. Il se dit agréablement surpris par l’ampleur de la mobilisation : “De mémoire c’est la première fois qu’autant de monde se réunit quelques jours après la rentrée. Et puis, comme on l’avait déjà annoncé, c’était une prise de température. Le diagnostic est sans appel, la fièvre est élevée.”
D’ailleurs, le syndicaliste espère que ce type de manifestation va se reproduire ailleurs : “On espère que ça va faire tache d’huile non seulement à Bruxelles, mais partout en Fédération Wallonie-Bruxelles. Parce qu’il est temps que dans les écoles on se rende compte de la casse qui est en train d’arriver.“
Ce que demandent les syndicats, c’est un investissement dans l’enseignement : “Ce que ce gouvernement est en train de faire, c’est désinvestir dans l’enseignement. Moins d’élèves par classe, ça demande un investissement. La vétusté des bâtiments, il y a un désinvestissement dans la rénovation des bâtiments scolaires depuis les années 80, c’est structurel. Quand on voit l’état des bâtiments scolaires aujourd’hui, c’est à pleurer.”
■ Revoir l’interview complète de Fabrice Pina dans la vidéo ci-dessus