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Cuvée décevante pour les soldes d’été, marquée par la morosité et la canicule

La morosité et la canicule ont fortement pesé sur les ventes durant les soldes d’été. C’est le constat, partagé, que font le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), l’organisation sectorielle flamande Mode Unie et la fédération patronale Unizo à la veille de la fin de cette période de rabais. Le bilan est décevant pour une majorité des commerçants.

Selon un coup de sonde qu’a mené le SNI, 80% des détaillants estiment que cette édition n’a pas été bonne pour leur chiffre d’affaires. Cette tendance s’inscrit en outre dans la continuité des exercices précédents. “Ça fait maintenant quelques années qu’on constate une certaine morosité dans le comportement du consommateur au moment des soldes. Les clients ne sont pas forcément moins nombreux mais ils dépensent moins“, constate Christophe Wambersie, le secrétaire général du SNI.

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La guerre en cours et la menace d’une hausse des prix du pétrole et des prix à la consommation à l’automne ont également continué à peser sur l’esprit des consommateurs, constatent Mode Unie, qui fédère les magasins de mode indépendants en Flandre, et Unizo.

Les vagues de chaleur ont, de plus, fortement aggravé cette morosité, déplore le SNI. L’épisode de canicule intense a par exemple eu un impact direct sur les commerces de centre-ville au profit des centres commerciaux climatisés ou de l’e-commerce. Cela a plombé l’affluence dans les boutiques de proximité et laissé les commerçants avec des stocks importants sur les bras, particulièrement pour des articles comme les pulls d’été et les pantalons. Des produits qui sont en outre plus chers que les vêtements d’été qui se sont écoulés à ce moment-là.

L’association UCM, qui a interrogé des commerçants indépendants wallons et bruxellois au début et à la fin de la période de soldes, affirme de son côté que “de l’avis général, la canicule de juillet 2026 n’a pas freiné la fréquentation des commerces“. Parmi les commerçants interrogés, 4 sur 5 jugent les soldes d’été 2026 satisfaisantes, mais constatent qu’ils “ne soulèvent plus les foules et ne créent plus de files devant les magasins au matin du premier jour“. “Le constat est quasi unanime: les soldes ne sont plus LA période que les clients attendaient“, ajoute l’UCM.

Par ailleurs, le secrétariat social pour indépendants constate que ces soldes confirment que le commerce en ligne n’est plus “l’ogre qui grignotait les parts de marché“. Une tendance liée à une présence accrue des commerces indépendants en ligne ainsi qu’un renouveau de la confiance des clients dans les commerces indépendants, d’après l’UCM.

Selon une enquête de Mode Unie et d’Unizo, un détaillant de mode indépendant sur trois (33,3%) a vendu plus que lors des soldes d’été de l’année précédente. Plus d’un sur quatre (27,5%) a enregistré les mêmes ventes et près de quatre sur dix (39,1%) ont vendu moins. En moyenne, les magasins de mode ont vendu près d’1% de moins par rapport aux soldes d’été de 2025.
Au cours des deux dernières semaines de soldes, de nombreuses personnes se sont encore rendues dans les rues commerçantes, mais cela n’a pas pu compenser entièrement le résultat négatif des deux premières semaines, d’après Mode Unie et Unizo.

Malgré ces difficultés, les commerçants réaffirment avec fermeté leur attachement au maintien du système des soldes fixé par la loi, souligne encore le SNI. Il reste “un rempart pour les indépendants face à la concurrence déloyale et aux promotions permanentes des géants de la grande distribution“.

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Un récent avis du Conseil d’Etat a fragilisé le cadre légal entourant l’usage du mot ‘soldes’. Face à ce risque juridique, l’organisation appelle dès lors les autorités politiques à trouver rapidement une solution législative.

Belga