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Commission d’enquête au Foyer anderlechtois: Lotfi Mostefa évoque son droit au silence et affirme qu’il n’y a pas de clientélisme

Au Foyer anderlechtois, la procédure d’attribution de logements et de dérogation est collective, multi-niveaux et prévoit une validation externe finale par le délégué social de la SLRB. Celui-ci intervient à trois reprises, a déclaré jeudi le président du Foyer Lotfi Mostefa, devant la commission d’enquête sur cette Société de logements sociaux de la capitale.

On peut dire ce qu’on veut: ce n’est pas moi qui décide qui reçoit un logement, pas moi qui instruis les dossiers, pas moi qui constitue les rapports sociaux, qui sélectionne les logements, qui valide les attributions. Chacune de ces étapes appartient à des acteurs distincts, avec des règles précises, et des niveaux de contrôle précis“, a-t-il spécifié.

Au cours d’une déclaration détaillée, Lotfi Mostefa a formellement contesté tout clientélisme de sa part. Il a souligné que le reportage Pano de la VRT à la base de la création de la commission d’enquête donnait une place centrale au témoignage d’une personne contre laquelle lui-même, en tant que président du Foyer, a déposé plainte pour des faits susceptibles de constituer de la corruption passive et une prise d’intérêt.

Le reportage s’appuie aussi sur des témoignages anonymes attribuables, selon l’émission, à 6% du personnel. “En déduire un climat de terreur sans jamais avoir cherché à entendre les 94% restants est un peu léger“, a-t-il ajouté. Le président a aussi regretté qu’il n’ait pas été donné de suite favorable à sa demande d’il y a quelques semaines, d’être entendu en commission du Logement.

Toujours selon M. Mostefa, le reportage a aussi présenté une hausse d’attributions de logements en octobre 2024 comme un indice d’électoralisme sans vérifier que cela correspondait à la livraison du complexe de logements Trèfle et que les locataires n’avaient pu être informés de ces attributions avant le jour des élections du 14 octobre.”Tout ce qui peut nuancer la thèse d’un président qui  tout, tout seul, est soigneusement écarté du reportage“, sans faire référence à “la réalité du travail des équipes et aux évolutions colossales du Foyer anderlechtois ces dernières années“.
Aux yeux du président du Foyer, aucune des accusations centrales du reportage n’a été confirmée dans sa forme accusatoire lors des auditions de la commission d’enquête, y compris par les témoins les moins favorables au Foyer. Ceux-ci ont décrit “une institution en transformation, avec des insuffisances réelles que j’assume, mais pas un système de clientélisme organisé“, a-t-il pointé.

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Autre élément mis en avant dans la déclaration du président: des procédures judiciaires sont en cours, parmi lesquelles plusieurs ouvertes à la demande du Foyer lui-même, notamment dans le dossier des accusations anonymes.

Lotfi Mostefa s’est présenté comme “un homme très engagé, très présent et très investi.” “Je ne suis pas un homme parfait. Être disponible n’est pas du clientélisme, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de règles ou qu’elles ne sont pas respectées. Constamment sollicité, je préfère as sumer de connaître la réalité sociale plutôt que rester assis derrière mon bureau. Être présent sur le terrain et auprès des équipes ce n’est pas décider à la place des autres… Recevoir quelqu’un, ce n’est pas lui attribuer un logement“, s’est-il défendu.

M. Mostefa a par ailleurs souligné que sous sa présidence, avec le directeur général Laurent Gäbele entendu mercredi, a été lancé un plan de transformation avec un organigramme, des directeurs, un comité de direction, des définitions de fonction claires, un nouveau logiciel intégré, des marchés publics structurés, une formation de personnel, un programme de rénovation, et de nouveaux logements. Ce bilan “qui ne peut être porté par un homme seul” est attesté par le contrôle interne et les auditeurs, a-t-il insisté.

Le président du Foyer anderlechtois a enfin regretté que le logement social bruxellois tout entier se trouve dans la ligne de mire. “Des hommes et des femmes qui y font un travail formidable se retrouvent malgré eux montrés du doigt. Les équipes du Foyer et ses locataires ont été l’objet d’un torrent de commentaires haineux, racistes et anti-service public. Ce n’est pas acceptable“, a-t-il dit.

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À la fin de sa présentation, M. Mostefa a indiqué qu’il invoquait son droit au silence par ailleurs, la commission d’enquête ne pouvant pas interférer avec l’instruction judiciaire en cours. Il a décidé de le faire pour “réserver toutes ses explications sur l’ensemble des éléments, notamment téléphoniques, informatiques et écrits qui ont été saisis et font désormais partie du dossier répressif, aux enquêteurs spécialisés et à la magistrate en charge de l’instruction.”

Il a également rappelé dans ce contexte qu’il avait été contraint de déposer, entre les mains du juge d’instruction, une plainte avec constitution de partie civile, contre X pour calomnie et diffamation, harcèlement et toute infraction que l’enquête viendrait à mettre en lumière.

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Belga

Les explications d’Anaïs Corbin dans Bonjour Burxelles

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