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Foyer anderlechtois: “Si Mostefa avait enfreint la réglementation, je l’aurais signalé”, affirme le directeur du département des locataires

Le directeur du département des locataires du Foyer anderlechtois, Olivier Lodzia-Brodzki, estime que le président du Foyer anderlechtois Lotfi Mostefa n’a pas enfreint la réglementation. S’il l’avait constaté, il l’aurait signalé sans délai, a-t-il déclaré mardi devant la commission d’enquête chargée de se pencher sur des soupçons d’irrégularités révélés lors d’une émission de la VRT.

M. Lodzia-Brodzki a lui-même témoigné au cours du reportage qui de son propre aveu, l’a “choqué”. Il a précisé avoir demandé que son interview soit filmée pour des questions de debriefing interne. Interrogé sur le fait que les journalistes de la VRT ont été suivis durant le reportage, il a précisé avoir demandé en effet que des agents de sécurité soient présents au Peterbos, où avait lieu l’entretien, pour prémunir ceux-ci d’un incident dans ce quartier où ils ne sont pas les bienvenus pour tous.

Le témoin a par ailleurs évoqué des relations personnelles “cordiales” avec le président, “comme avec l’ensemble du personnel”. “Le président est sur le terrain, mais dans l’exercice de ma fonction, il m’a fichu la paix, hein. J’ai pu exercer pleinement ma fonction. Nous avons des comités de direction qui ont lieu une fois par mois. Il n’y vient jamais pour nous dire de faire ceci ou cela. On y discute très librement dans le cadre de nos prérogatives”, a-t-il témoigné.

Olivier Lodzia-Brodzki a plus largement décrit le président du Foyer comme quelqu’un de “très actif”. “A partir du moment où il représente le CA, il sera plus sur le terrain. Il aura des relations avec des locataires avec des partenaires externes, avec l’autorité publique et donc par essence même de la fonction, il y a une visibilité qui est là… Ce n’est pas pour cela qu’il y a une concentration de pouvoir chez le président. Il y a des organes de gestion qui jouent chacun leur rôle“, a-t-il souligné.

Le directeur du département Locataires a dit ne rien avoir vu de choquant depuis sa position. “Je suis là pour appliquer la réglementation….Est ce que ses interventions allaient à l’encontre de la réglementation? Je dirais à qui que ce soit: attention, il y a un problème. Je n’ai pas vu cela. A-t-il franchi une ligne rouge? Ce n’est pas à moi de le dire. C’est l’enquête judiciaire qui le dira“, a-t-il ajouté.

Au sujet de la rumeur relative à un “climat de terreur” au Foyer, M. Lodzia-Brodzki n’a pas caché son étonnement: “on a un Comité de Prévention et de Protection du Travail où siègent des représentants du personnel élus et bénéficiant à ce titre d’une protection syndicale. Ces personnes qui y sont pour le bien-être ne sont jamais venues faire état de cela“.

Concernant les demandes de dérogations au classement par points des candidats locataires, le directeur du département Locataires a détaillé les dix étapes de traitement des demandes dans lesquelles interviennent les assistants sociaux et le Délégué Social, ainsi que la personne chargée des attributions venue témoigner samedi dernier. “Vous constatez qu’a partir du moment où le dossier rentre, c’est hyper contrôlé. Il n’y a jamais quelque chose d’infaillible, mais dans ce processus d’attribution, je n’ai pas constaté de faille. Cela a été confirmé par la SLRB“.

Avant Olivier Lodzia-Brodsky, le directeur des Infrastructures, Christophe Verbiest, actif au Foyer depuis 2012 a dit avoir “le sentiment que les gens étaient bien plus sous la terreur avant… C’était la gestion du blâme“, a-t-il commenté, précisant que lui-même et son département (ndlr: immobilier) n’intervenaient pas dans les questions d’attribution de logements.

Dans un climat parfois électrique et délétère entre certains commissaires depuis l’installation de la commission, l’intervention de celui-ci a notamment été marquée par une demande de huis clos formulée par la députée des Engagés Sofia Bennani. Celle-ci a dit avoir détecté à sept reprises le regard du témoin en direction de l’avocat du Foyer, présent sur les bancs du public. Cela pouvait donner à penser qu’il y a de l’intimidation, a-t-elle fait valoir. “Ah bon? J’ignorais que notre avocat était là“, a réagi Christophe Verbiest, qui n’a à aucun moment lui-même sollicité le huis clos, ni avant, ni après cet épisode.

Belga

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