Greenpeace cible Donald Trump avec une banderole géante sur la Grand-Place de Bruxelles
Des activistes de Greenpeace Belgique ont déployé dimanche matin une immense banderole de 600 mètres carrés sur la Grand-Place de Bruxelles, en marge des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis prévues plus tard dans la journée. L’action visait à dénoncer la politique de l’administration du président Donald Trump.
La banderole affichait le message en anglais : « War. Greed. Energy Crisis. What’s there to celebrate? » (« Guerre. Cupidité. Crise énergétique. Qu’y a-t-il à célébrer ? »).
Selon Greenpeace, cette action entendait dénoncer « l’agenda politique et économique » de l’administration Trump, dans un contexte où plusieurs responsables belges et internationaux sont attendus aux festivités organisées à Bruxelles. Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA), le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte ainsi que de nombreux invités de marque doivent notamment participer aux célébrations.
« Alors qu’une vague de chaleur historique et meurtrière frappe notre pays, il est honteux que nos autorités déroulent le tapis rouge à une administration ouvertement climato-sceptique et organisent cette célébration fastueuse », a déclaré Nadia Cornejo, porte-parole de Greenpeace Belgique.
L’organisation environnementale estime que la politique étrangère de l’administration Trump « déstabilise la géopolitique mondiale » et critique son programme de « domination énergétique », qu’elle accuse d’alimenter les conflits, d’aggraver la crise énergétique mondiale et d’affaiblir la coopération internationale.
Greenpeace s’inquiète également de la dépendance croissante de plusieurs pays européens au gaz de schiste importé des États-Unis. « Continuer à caresser l’administration Trump dans le sens du poil met en péril nos ambitions climatiques de l’UE et notre indépendance face aux tyrans », a conclu Nadia Cornejo.
Belga