Colère des enseignants: trois personnes renvoyées en correctionnelle après les manifestations du 4 juin
Trois personnes interpellées lors des troubles survenus en marge des manifestations contre les économies prévues dans l’enseignement francophone comparaîtront en septembre devant le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles.
Le 4 juin, quelque 3.000 enseignants et élèves ont manifesté dans la capitale contre les projets d’économies dans l’enseignement francophone. Des incidents et des affrontements avec la police se sont produits au cours de la journée.
Une nouvelle mobilisation a eu lieu le lendemain, à la fois contre ces mesures et contre l’intervention policière ainsi que les interpellations opérées la veille. Cette manifestation a également donné lieu à des violences. Malgré de nouveaux appels à manifester relayés sur les réseaux sociaux, la journée du 6 juin est restée relativement calme, hormis quelques incidents isolés.
Au total, 23 personnes ont été mises à disposition du parquet de Bruxelles à l’issue de ces trois journées, dont six majeurs et dix-sept mineurs.
Quatorze mineurs ont été déférés devant le juge de la jeunesse. Un majeur a été remis en liberté et deux autres majeurs, qui ne présentaient pas d’antécédents judiciaires, ont bénéficié d’une probation prétorienne. Cette mesure implique qu’ils ne seront pas poursuivis s’ils respectent les conditions imposées par le parquet.
Trois majeurs ont en revanche été cités à comparaître selon la procédure de comparution immédiate. Ils devront se présenter les 18, 29 et 30 septembre devant la 67e chambre du tribunal correctionnel francophone de Bruxelles. Deux d’entre eux avaient été interpellés le 4 juin et le troisième le 6 juin. Ils sont poursuivis respectivement pour rébellion, pour graffitis et dégradations de biens immobiliers, ainsi que pour rébellion armée.
Le 8 juin, une nouvelle manifestation s’est tenue à Bruxelles en réaction aux nombreux témoignages dénonçant des violences policières lors des rassemblements précédents. Si cette mobilisation s’est déroulée dans le calme dans son ensemble, plusieurs incidents ont été signalés en marge du cortège.
Huit personnes ont alors été appréhendées judiciairement. Trois mineurs ont été mis à disposition du parquet. Deux d’entre eux ont fait l’objet d’une probation prétorienne. Le troisième a été présenté au juge de la jeunesse mais a dû être remis en liberté faute de place dans une institution spécialisée.
Selon le parquet de Bruxelles, plusieurs enquêtes sont par ailleurs toujours en cours afin d’identifier d’autres auteurs présumés impliqués dans différents faits commis en marge des manifestations. Le parquet a également reçu plusieurs plaintes dénonçant des violences policières. Une enquête pénale a été ouverte pour chacune de ces plaintes.
Belga